Discours du 24 juin 2026
Agnès Firmin Le Bodo · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°282
Je vais répondre à deux orateurs.En défendant son amendement, M. Hetzel a insisté sur les mots « phase avancée », mais il aurait dû avoir l’honnêteté de continuer à lire la phrase et de ne pas omettre les mots « processus irréversible », qui attestent que le pronostic vital doit être engagé.À Mme Dogor-Such, je précise que le texte n’a pas été pensé pour une pathologie mais pour plusieurs, et qu’elle ne devrait pas prendre pour seul exemple la maladie de Charcot. Certes, le premier combat de tous les patients, notamment ceux victimes de la maladie de Charcot, est un combat pour la vie, et il faut les accompagner. Cela n’empêche que, pour certains d’entre eux, savoir qu’ils pourront accéder à l’aide à mourir si leurs souffrances deviennent insupportables est un soulagement. La proposition de loi n’oblige personne, mais elle ouvre une nouvelle possibilité que certains malades saisiront – c’est tout son sens. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes HOR et EcoS. – Mme Claudia Rouaux et M. François Cormier-Bouligeon applaudissent également.)
C’est pourtant le cas !
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).