Méthodologie
Ce que les données permettent d'établir, et ce qu'elles ne permettent pas. Cette page fait partie du produit : sans elle, les chiffres du site ne seraient pas citables.
Pourquoi tous les votes ne se valent pas
L'Assemblée a tenu 19 114 scrutins publics entre 2017 et 2026. La plupart ne portent aucune information de position : la participation médiane est de 106 votants sur 577, la majorité concernent un amendement isolé traité en quelques minutes.
Le site retient donc 2 623 scrutins, selon deux logiques complémentaires. D'abord, un scrutin est retenu quel que soit le nombre de votant·e·s dès lors qu'il porte sur l'adoption d'un texte dans son ensemble, un article unique, une motion de procédure ou une proposition de résolution : le vote des député·e·s présent·e·s reste réel même quand l'issue est connue d'avance et que d'autres choisissent de s'abstenir ou de ne pas se déplacer. Ensuite, pour tous les autres votes — l'immense majorité, des amendements pris isolément — seuls ceux qui ont mobilisé au moins 350 votant·e·s sont retenus : en dessous, le vote ne renseigne sur la position de presque personne. Dans les deux cas, un scrutin où l'hémicycle était quasiment vide (moins de 30 votant·e·s) est écarté : personne n'était là pour que le vote signifie quoi que ce soit.
L'absence n'est pas une position — l'abstention en est une
Ne pas voter peut signifier être absent, avoir donné délégation, ou ne pas être concerné. Le site n'affiche donc aucun taux de présence : avec une participation médiane aussi basse, un tel pourcentage serait massivement trompeur.
L'abstention est différente : c'est une position de vote à part entière, exprimée par une personne présente qui choisit explicitement de ne voter ni pour ni contre. Le site la distingue donc de l'absence et l'affiche comme une des trois issues possibles d'un scrutin structurant, au même titre que le pour et le contre.
Déposer beaucoup n'est pas proposer beaucoup
Le dépôt massif d'amendements est une tactique d'obstruction connue. Un même texte a concentré plus de 2 400 amendements d'un seul groupe. C'est pourquoi le nombre d'amendements déposés n'est jamais affiché sans le nombre d'amendements adoptés — les deux classements sont souvent inverses.
Par ailleurs, 44 % des amendements ne sont jamais discutés. Le taux d'adoption affiché est rapporté aux seuls amendements réellement traités.
Sur les fiches de groupe et de parti, le même principe s'applique à une échelle collective : la part des amendements du groupe concentrée sur son texte le plus amendé est publiée à côté du taux d'adoption, jamais seule. Un dépôt très concentré sur peu de textes et peu adopté est la signature arithmétique d'une tactique d'obstruction ; un dépôt réparti sur de nombreux textes et davantage suivi d'effet en est une autre. Le site calcule ces deux nombres et les publie côte à côte — il ne qualifie aucun groupe à la place du lecteur.
Groupe parlementaire et parti sont deux choses
Le référentiel distingue le groupe (la formation qui siège) du parti. Une personne peut appartenir à l'un sans siéger dans l'autre, et les groupes se recomposent en cours de législature. Le site conserve la distinction partout, y compris dans le code couleur.
Un vote renseigne surtout sur un groupe
La cohésion de vote des groupes va de 96 % à près de 100 %. Savoir comment une personne a voté dit donc d'abord où elle siège. C'est la raison pour laquelle les amendements déposés — qui portent un signal individuel — figurent à côté des votes.
Ce qui n'est pas encore fait
La résolution d'identité entre sources (Assemblée, Sénat, HATVP) n'est pas terminée : une même personne peut apparaître en double, et certains rattachements sont incomplets. Aucune fusion n'est faite automatiquement — elles supposent une validation humaine tracée et réversible.
Le périmètre couvre l'Assemblée nationale (mandats, votes, amendements) et, depuis le 2026-08-30, les 348 sénateur·rice·s actuellement en exercice — mandat et groupe politique dans tous les cas ; depuis le 2026-08-31, également votes sur les scrutins structurants et cohésion de groupe (2 157 scrutins publics du Sénat depuis 2017, même méthode que côté Assemblée, voir plus haut), amendements de séance publique (96 563 amendements recensés depuis juillet 2017, couvrant 340 des 348 sénateur·rice·s — les amendements de commission restent hors périmètre) et lien vers la déclaration HATVP pour 348 sénateur·rice·s sur 348. Ce dernier lien est retrouvé par rapprochement de nom avec le répertoire public de la HATVP, à la différence du lien direct déclaré par l'Assemblée elle-même pour ses député·e·s : chaque fiche cite la source réellement utilisée, jamais la même par défaut. Quand une même personne est déjà documentée côté Assemblée nationale, ce site ne fusionne jamais automatiquement les deux sources (règle non négociable) : sa fiche existante est enrichie de ses données sénatoriales, jamais dupliquée. Le répertoire national des élus est archivé mais pas encore exploité dans les fiches. Depuis le 2026-09-01, le périmètre couvre aussi les 81 député·e·s français·es actuellement en exercice au Parlement européen — mandat, groupe politique européen, parti national déclaré et compte X quand renseigné (52 sur 81) ; ni votes ni discours de séance plénière pour l'instant, l'API du Parlement européen ne les exposant pas de façon directement exploitable.