Discours du 18 décembre 2024
Aleksandar Nikolic · Répression constante exercée contre la société civile et les médias indépendants en Azerbaïdjan, et le cas de Gubad Ibadoghlu, d'Anar Mammadli, de Kamran Mammadli, de Rufat Safarov et de Meydan TV
Monsieur le Président, le docteur Goubad Ibadoghlou, connu entre autres pour son activisme anticorruption et ses critiques envers l’autocrate azerbaïdjanais Ilham Aliyev, est désormais sous résidence surveillée et sous la menace d’une peine d’emprisonnement. Son état de santé se dégrade, et sa vie est en danger.
Ce Parlement a pris acte du sort du docteur Ibadoghlou en allant jusqu’à le désigner finaliste du prix Sakharov pour la liberté de l’esprit. Il a également reconnu que ce cas précis n’était pas un cas isolé, l’Azerbaïdjan étant coutumier de la répression envers toute personne qui critique le pouvoir.
Donc, faisons le bilan. Ce pays massacre les Arméniens du Haut-Karabakh, il tente de déstabiliser mon pays, la France, de manière avérée dans ses territoires ultramarins – que ce soit en Nouvelle-Calédonie ou à la Martinique –, il opprime toute forme de dissidence à l’égard de son dictateur, Ilham Aliyev, et, pourtant, parce que vous avez suicidé notre indépendance énergétique sur l’autel des Verts, Bruxelles continue de soutenir ce régime en accélérant notre coopération gazière avec Bakou. Cela fait de vous des complices indirects de l’un des pires régimes de la planète. En vous regardant dans le miroir, c’est la honte qui devrait vous envahir.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.