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Discours du 17 juillet 2026

Alexandra Martin (Alpes-Maritimes) · Première session extraordinaire 2026 · séance n°19

Restez plutôt sur l’amendement !

Actuellement, les départements ne peuvent suivre en temps réel l’activité des services habilités. Ils ne disposent pas, par exemple, du nombre de situations en attente et ne peuvent, à l’échelle de leur territoire, donner la priorité à celles qui le nécessitent, en répartissant les attributions aux associations. Le présent amendement, proposé par Mme Corneloup, vise à améliorer la coordination et le pilotage des parcours grâce aux données relatives à la protection des enfants au sein de leur domicile familial. Au 31 décembre 2024, le nombre de mesures d’AEMO décidées par les juges des enfants s’élevait à 126 101, soit 31 % des 405 528 mesures de protection de l’enfance en cours.

Je ne vous apprends rien : les enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance sont particulièrement exposés aux traumatismes, aux troubles anxieux, aux troubles de l’attachement et aux conséquences psychiques des violences ou des négligences subies. Les délais d’accès aux soins psychologiques et psychiatriques constituent un obstacle majeur, relevé par de nombreux acteurs de terrain. Cet amendement vise à garantir que le dispositif prévu à l’article 9 couvre explicitement ces besoins essentiels.

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).