Discours du 18 février 2026
Alexandre Allegret-Pilot · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°156
Nous en revenons souvent au principe de l’intelligibilité de la norme, consacré à juste titre par le Conseil constitutionnel.Le rapporteur général expliquait tout à l’heure que la définition de l’aide à mourir était fournie par la proposition de loi. Si c’était aussi simple, nous pourrions la nommer plutôt « vie éternelle ». Nous aurions une proposition de loi relative à la vie éternelle, qui traiterait en réalité d’une mise à mort par euthanasie. Ce qui compte, c’est ce qui est sous-jacent. Vous vous doutez bien que Mme Michu et M. Bernard ne vont pas lire le texte…
Vous ne voulez pas les inquiéter, alors vous leur dites qu’il s’agit d’aide à mourir. Mais non ! Il faut employer des termes clairs compréhensibles par nos concitoyens qui ne vont pas se palucher – pardonnez-moi l’expression – le texte de loi ! (Exclamations continues sur les bancs du groupe LFI-NFP.)
Nous parlons d’euthanasie et de suicide assisté. Tout le monde emploie ces mots ! C’est au cœur de nos débats. Soyons donc sérieux, respectons un minimum nos concitoyens, à défaut de nous respecter, et appelons les choses par leur nom : euthanasie et suicide assisté.
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).