Discours du 24 octobre 2024
Alexandre Varaut · Détournement des nouvelles technologies en vue de manipuler et de radicaliser des jeunes par des discours de haine et antidémocratiques (débat)
Madame la Présidente, la haine en ligne, que nous devons combattre, c’est d’abord le harcèlement, les injures, la diffusion de montages qui poussent des enfants, parfois très jeunes, à tomber en dépression ou même à se suicider. Il faut cependant nous garder d’abuser de ce terme pour tenter de criminaliser des opinions. Et certains, au sein de l’Union européenne, ont très souvent cette tentation.
La haine est un sentiment. Il est bien difficile de légiférer sur des sentiments. Nous ne pouvons légiférer que sur des actes concrets, qui causent des préjudices concrets à des victimes concrètes. Nous n’avons pas le droit d’en profiter pour traquer des opinions et pour sacraliser des notions wokes qui, matériellement, n’existent pas – telles que l’imaginaire collectif, la conscience humaine ou les valeurs universelles.
Le risque serait le règne d’un arbitraire idéologique, qui pourrait parfaitement se retourner contre chacun d’entre nous, d’entre vous, même si à cet instant, ce sont sans nul doute les patriotes qui sont visés par la police de la pensée.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.