Discours du 17 décembre 2024
Alexandre Varaut · La mésinformation et la désinformation sur les plateformes de médias sociaux telles que TikTok, ainsi que les risques connexes pour l'intégrité des élections en Europe (débat)
Monsieur le Président, dans l’histoire des prises du pouvoir, il y eut d’abord les plus forts, ensuite les plus nobles, les plus riches, les plus éloquents, et il semblerait que Cicéron ait laissé la place à TikTok. La vérité n’est pas connue, l’enquête à peine commencée, et déjà l’élection est annulée et notre Parlement s’agite. Ne faudrait-il pas, dans un État de droit, que l’épreuve précède la peine? Faut-il redouter que les candidats ne soient plus libres et que la liberté des électeurs soit méconnue, puisqu’on les considère comme des moutons suivant le mouvement – tik tok tik tok tik tok…?
S’il y a une ingérence d’un pays étranger, elle est scandaleuse et justifie une annulation a posteriori, pas a priori. S’il faut interdire les commentaires politiques sur les réseaux, faisons-le, par la loi, a priori, pas a posteriori. Ce précédent témoigne d’une tendance croissante des juges à se substituer au peuple. La vérité, la liberté n’aurait qu’un seul camp. «Si le peuple vote mal, il faut dissoudre le peuple», dit le tyran déguisé en démocrate. Faisons confiance à nos peuples.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.