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Discours du 18 décembre 2025

Alexis Jolly · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°99

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Nous repartons sur le même débat qu’hier, avec cette extrême gauche à l’esprit ringard…

… qui semble presque désolée de devoir parler des Jeux olympiques. Nous, nous sommes ravis de pouvoir participer à leur organisation, ravis de faire rayonner la France,…

…ravis de faire rayonner nos athlètes, nos jeunes qui participeront à ces épreuves sportives et permettront à la France d’être à nouveau au centre du monde.

Ce qui me choque un peu, c’est que vous fassiez passer les organisateurs et les personnes qui vont construire ces jeux, ces épreuves sportives…

…pour des cochons. Mais les cochons, c’est vous, c’est l’extrême gauche ! Vous ne parlez jamais de l’état dans lequel vous laissez les champs après vos rave parties. Vous dégradez les cultures des agriculteurs, vous détruisez les forêts, vous abîmez les grandes villes comme Grenoble, madame Martin, où l’herbe pousse partout, où tout est anarchique.

C’est vous, les cochons, pas ceux qui s’engagent à faire respecter la loi et la remise en état des lieux ! Avant de critiquer, regardez ce que vous, vous faites et laissez-nous tranquilles, laissez-nous faire ces jeux, laissez-nous rêver !

En réalité, la gauche sait parfaitement ce qu’elle veut. D’abord, elle veut ralentir les débats pour à nouveau empêcher l’organisation des JOP, car elle n’en veut pas. Ce qui la gêne avec cette participation citoyenne, c’est qu’elle n’en a pas été à l’initiative. En réalité, elle aurait bien aimé noyauter toutes les réunions avec les habitants afin d’y imposer son idéologie décroissante et rétrograde.Madame la ministre, je veux vous avertir. Les consultations électroniques, la gauche, elle sait faire ! Je travaille à Villard-de-Lans, dans le Vercors, et j’y ai constaté que lorsque l’extrême gauche s’organise, car elle sait s’organiser, elle arrive à faire capoter n’importe quel projet qui vise la construction de nouveaux logements, de complexes hôteliers, de téléphériques ou de remontées mécaniques. (Mme Béatrice Roullaud applaudit.)

Elle sait mobiliser ses militants : des gens qui détestent véritablement la montagne, qui détestent le tourisme, qui détestent le développement économique.

La gauche est hypocrite quand elle nous explique que la consultation électronique ne marche pas : nous l’avons constaté, elle sait très bien y faire quand il s’agit de défendre ses intérêts !

Pas tous les habitants, seulement les gauchos !

L’article 18 bis est absolument central. Il touche à une réalité que certains refusent obstinément de regarder en face : les Jeux d’hiver sans neige, ce ne sont plus des Jeux d’hiver ! Garantir l’enneigement ne relève plus du confort ni de l’anti-écologie, mais de l’adaptation à ce qu’est devenue la réalité environnementale et climatique de la montagne. Les équipements de neige de culture ne sont pas des caprices d’élus ou d’exploitants, mais des outils destinés à sécuriser les compétitions, à protéger les emplois et à maintenir l’activité économique de territoires entiers. Ils sont indispensables.Les exclure au nom d’une application aveugle de l’objectif zéro artificialisation nette (ZAN), comme le réclame l’extrême gauche, c’est organiser l’échec des Jeux et fragiliser durablement la montagne. Cessons cette hypocrisie : la gauche prétend défendre le climat mais refuse les outils concrets d’adaptation à la nouvelle réalité environnementale.

C’est de l’immobilisme : vous préférez une écologie de l’abandon…

…où l’on accepte que les stations ferment, que les vallées se vident et que des milliers de travailleurs perdent leur emploi, plutôt que d’autoriser des dispositifs artificiels d’enneigement qui préservent l’activité économique tout en étant désormais écologiquement responsables et mesurés.L’article 18 bis ne donne pas un blanc-seing, il permet seulement que les aménagements strictement nécessaires aux Jeux – y compris les canons à neige et leurs infrastructures – ne soient pas entravés par les restrictions du ZAN.

Il n’a en rien pour effet d’empêcher les études d’impact ni de supprimer les exigences environnementales ; il ne tend qu’à rétablir le bon sens et les priorités.La neige de culture moderne, lorsque sa production est pilotée et économe en eau et en énergie, constitue un outil de résilience climatique et une nécessité économique. Refuser de l’assumer, c’est préférer l’idéologie au réel. Nous faisons, pour notre part, le choix inverse : celui d’une montagne qui s’adapte, qui travaille et qui accueille les JO dans de bonnes conditions. C’est pourquoi nous soutenons pleinement cet article. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RN.)

Il pointe un des plus grands mensonges politiques de notre époque : celui qui consiste à faire croire que l’écologie passe nécessairement par l’immobilisme et par le refus de tout aménagement. (M. Jean-François Coulomme s’exclame.)

C’est exactement la ligne de l’extrême gauche, qui oppose dogmatiquement le ZAN aux réalités territoriales, particulièrement quand il s’agit de la montagne. Dans les communes alpines qui accueilleront les JO de 2030, les infrastructures ne sont pas un luxe. Elles sont indispensables à l’accessibilité et à la sécurité des sites, à l’accueil du public et, tout simplement, à la tenue des épreuves. L’application aveugle du ZAN réclamée par l’extrême gauche mettrait en péril l’organisation même des Jeux et l’économie de territoires entiers.Le présent amendement ne remet pas en cause l’exigence écologique, il l’encadre. Étude d’impact obligatoire, mesures compensatoires permettant un bilan environnemental neutre ou positif, démonstration de l’inexistence d’alternative à moindre emprise : nous sommes bien loin du bétonnage sans limite auquel laissent croire certaines caricatures.L’extrême gauche préfère l’idéologie à la responsabilité. Elle préfère bloquer plutôt qu’adapter, elle préfère sanctuariser – sur le papier – plutôt que permettre aux territoires de vivre et à leurs habitants de travailler. À l’inverse, nous faisons le choix d’une écologie de terrain, pragmatique et compatible avec le développement économique ainsi qu’avec la réussite de ces JO : une écologie qui n’abandonne pas la montagne et qui lui donne les moyens d’agir. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)

Cet article aborde un sujet qui revêt, dans les territoires de montagne, un caractère particulièrement sensible et urgent : le logement. Il faut le dire de nouveau et sans détour : dans de nombreuses vallées alpines et de nombreuses stations de ski, le logement est devenu le premier facteur d’exclusion économique et sociale.Les prix, tout d’abord, ont explosé – y compris dans les communes gérées par la gauche. Les pressions foncières sont massives. Ceux qui font vivre la montagne au quotidien – travailleurs saisonniers, personnels de sécurité, bénévoles, salariés des services essentiels – sont souvent sacrifiés. Ils travaillent sur place mais ne parviennent malheureusement plus à se loger. Cette situation intenable, la gauche préfère souvent la commenter plutôt que la traiter.Cet article apporte une réponse, pragmatique et temporaire, à une situation exceptionnelle. Il permet de mobiliser de manière ciblée et limitée dans le temps des logements vacants afin qu’ils puissent accueillir les personnes indispensables à la bonne organisation de ces jeux : forces de sécurité, bénévoles, personnels accrédités, salariés. Sans ces personnes, les Jeux olympiques seront tous simplement impossibles.Il est important de souligner qu’il ne s’agit pas d’une privatisation du logement social ni d’un détournement durable de sa vocation. La dérogation, strictement encadrée dans le temps, prendra fin à l’issue des Jeux. De plus, elle concerne uniquement des logements vacants. Les conventions sont suspendues temporairement puis pleinement rétablies : personne n’est délogé, personne n’est évincé.Certains, par idéologie, voudront rejeter cet article : cela revient à fermer les yeux sur la réalité de la montagne et à accepter que soient toujours repoussés plus loin ceux qui y travaillent, pendant que les prix continuent de flamber et que les territoires se vident de leurs forces vives.La question du logement est centrale pour l’avenir des Alpes. S’il ne suffit pas à la régler, l’article 19 y apporte tout de même des réponses concrètes, responsables et, pour cette occasion particulière, indispensables. Nous le soutiendrons. (M. Emmanuel Blairy applaudit.)

Les articles 21 et 21 bis affirment un principe auquel nous adhérons : les Jeux doivent laisser un héritage durable en matière de transport et de mobilité, au bénéfice des territoires de montagne et de leurs habitants, bien après l’événement lui-même.Mais il faudra être très vigilant quant à l’usage des rapports que prévoient ces articles. Nous ne pouvons accepter que ces documents deviennent des instruments politiques au service de certains territoires au détriment d’autres ou, pire, des outils de clientélisme régional. Les Alpes françaises ne se résument pas à quelques vallées vitrines : elles forment un ensemble équilibré et complexe, où chaque territoire mérite la même attention, la même exigence d’équité et la même ambition.La tentation est grande pour certains exécutifs, notamment régionaux, d’utiliser les Jeux comme levier de pouvoir pour orienter les investissements, les constructions et les aménagements au profit de leurs réseaux, de leurs alliés et de leurs clans politiques. Quand on voit, chez nous, les manœuvres répétées de M. Wauquiez pour tenter de faire main basse sur l’organisation et l’héritage des Jeux, on constate que cette vigilance n’est pas un besoin théorique : elle est indispensable.Ces rapports ne doivent pas servir à sanctuariser des choix idéologiques, ni à exclure certains territoires de manière dogmatique – je pense notamment à l’exclusion systématique des infrastructures routières, parfois totalement déconnectée des réalités de la montagne. Ils ne doivent pas davantage devenir des outils d’orientation discrétionnaire des projets au bénéfice de quelques-uns.En définitive, les Jeux de 2030 doivent servir toutes les montagnes, tous les territoires et tous les habitants, et non les ambitions personnelles ou les appareils politiques. C’est avec cette exigence de vigilance, d’équité et de responsabilité que nous aborderons ces articles.

Voulons-nous préparer l’avenir des Alpes françaises avec sérieux, ou continuer à faire semblant comme le fait la gauche depuis des années en s’opposant systématiquement à tout projet structurant ? La gauche refuse toute initiative dès qu’il s’agit de lignes ferroviaires pour désenclaver les vallées, de modernisation des mobilités ou de développement économique. La réponse est toujours la même : non aux lignes à grande vitesse (LGV), non aux tunnels, non aux axes rapides, non aux ascenseurs valléens, non à toute infrastructure qui permettrait pourtant à nos territoires de respirer, de travailler et d’attirer l’activité !

Avec cet amendement, nous demandons simplement que le rapport prévu à l’article 21 remplisse pleinement son rôle : analyser sérieusement et objectivement le coût, la faisabilité, la durabilité et l’impact à long terme des grands projets structurants pour les Alpes. Pas de slogans, pas de postures idéologiques : des chiffres, des scénarios et des choix assumés.Les JOP de 2030 constituent une occasion historique. Soit ils servent de prétexte à placer des territoires sous cloche – comme le souhaite une très grande partie de la gauche –, soit ils deviennent un levier pour peser enfin sur le désenclavement, l’emploi, la mobilité et l’attractivité de la montagne. Refuser d’étudier ces projets, comme certains le font par principe, c’est condamner les Alpes au déclassement.Nous faisons le choix inverse : celui de la planification, du développement et de l’avenir. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).