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Discours du 7 janvier 2026

Amélie de Montchalin · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°104

Au préalable, je tiens à vous dire que, comme vous, le gouvernement est pleinement convaincu qu’il est urgent de donner à la France un budget et qu’il faut ramener le déficit à 5 %.Comme vous l’avez dit, les discussions reprennent. Elles ont repris entre groupes politiques et je vous remercie de votre présence hier à une réunion. J’ai entendu Jean-Luc Mélenchon dire que nous cherchions des combines ; les députés qui étaient présents ont bien vu que nous cherchions non pas des combines, mais des convergences et des solutions. Les discussions reprendront en commission des finances jeudi matin. Je vous rappelle que le gouvernement n’y sera pas. Roland Lescure et moi avons proposé de nous rendre disponibles, mais le président de la commission des finances ne semble pas souhaiter notre présence.

Il n’empêche qu’un énorme travail nous attend, vous le savez, un travail de convergence, de rapprochement. Le gouvernement a toujours été constant dans son engagement à faire des économies. Je rappelle que nous avons fait collectivement, en 2025, le plus grand effort de réduction des dépenses de fonctionnement de l’État depuis vingt-cinq ans. Pour 2026, ce même engagement est pris dans la seconde partie du budget, soit une baisse de 1,5 milliard d’euros des crédits des ministères, hors ministère de la défense.Nous nous engageons bien sûr à tout faire pour que la réduction du déficit que nous visons en 2026 se fasse pour moitié au plus par de la fiscalité, par des baisses de dépenses pour moitié au moins.S’agissant de l’AME (« Ah ! » sur les bancs du groupe LFI-NFP), la santé publique et le respect des droits fondamentaux doivent primer, ainsi évidemment que la lutte contre la fraude. Je souhaite que sur ce sujet comme sur les autres, nous trouvions des compromis plutôt que nous nous perdions dans des polémiques – je sais que ce n’est pas votre état d’esprit. Continuons donc à travailler dans l’objectif de soigner les Français en disposant des moyens adaptés à ce but.Le compromis, comme vous le savez, ce n’est ni la compromission ni l’unanimisme, mais de la méthode et le fruit de rapprochements. Il s’agit au fond de remettre les Français, les politiques publiques et les services publics au cœur des discussions pour mieux organiser l’action publique et la rendre plus efficace.

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).