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Discours du 4 mars 2025

André Chassaigne · Session ordinaire 2024-2025 · séance n°115

Ce n’est pas une tare !

Très bien !

C’était clair et net !

Monsieur le ministre, vous partagez sans aucun doute notre inquiétude sur le devenir d’ArcelorMittal ou sur les difficultés de produire de l’acier en France et en Europe. La commission des affaires économiques a auditionné les dirigeants d’ArcelorMittal, qui insistent sur les importations, notamment d’acier chinois, mais assurent que l’acier produit par leur groupe en Inde n’est pas importé en France ; ils occultent aussi la réalité de l’abandon de sites français ou de la dégradation de certaines productions. Ils nieront que derrière ces situations se trouvent les intérêts court-termistes du capital, selon lesquels il importe plus de faire rentrer de l’argent que de tenir compte de la souveraineté à long terme de notre pays et de la production d’acier.Nous sommes très inquiets, comme vous devez l’être, de la baisse de la production nationale, qui se traduit par la fermeture de hauts fourneaux, mais aussi de l’abandon de la transition vers des technologies de production d’acier vert, tout cela entraînant la suppression de milliers d’emplois, la disparition de savoir-faire acquis depuis des décennies et l’impossibilité de répondre aux besoins stratégiques de secteurs industriels essentiels comme l’automobile, l’aéronautique ou la construction.Pour ces raisons, les députés communistes proposent la nationalisation des sites de production français d’ArcelorMittal. Elle serait évidemment partielle et s’accompagnerait d’un partage des technologies, des brevets et des droits de propriété intellectuelle avec les autres entités de cette multinationale.Que pensez-vous de cette proposition ?

Très bien !

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).