Discours du 16 septembre 2024
Angéline Furet · Résultat du dialogue stratégique sur l'avenir de l'agriculture de l'UE (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Vice-président, le récent rapport sur l'agriculture européenne est une déception. Il ne répond pas aux défis urgents auxquels font face nos agriculteurs. Le poulet de Loué est noyé sous le poulet ukrainien. La rouge des pré, race bovine sarthoise, est ignorée. L'UE a promis d'aider les petits exploitants, mais où sont ses aides? Pourquoi ouvrir en grand nos portes au poulet ukrainien alors que sa traçabilité est douteuse? C'est une mise à mort de nos producteurs.
Malgré les protestations et les demandes d'application de la clause de sauvegarde, Bruxelles reste sourde alors même qu'elle pense à activer le frein d'urgence pour le sucre et les œufs provenant d'Ukraine. L'UE prône le bien-être animal et impose des normes contraignantes à nos agriculteurs, mais favorise des pays aux normes sanitaires, sociales et environnementales inférieures. Les clauses miroirs devraient être obligatoires dans tous les accords de libre-échange qui sont à la fois préjudiciables pour nos agriculteurs et pour nos consommateurs, qui se retrouvent à manger des aliments de piètre qualité et potentiellement dangereux pour leur santé.
L'an dernier, vous aviez promis des prix équitables, plus de subventions pour les petites exploitations, moins de bureaucratie et une protection contre la concurrence déloyale. Nous n'acceptons pas que l'agriculture soit délaissée. Vous avez le pouvoir d'agir, nous avons le droit de ne pas renoncer.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.