Discours du 16 juillet 2026
Anne-Laure Blin · Première session extraordinaire 2026 · séance n°17
Exactement !
N’importe quoi !
C’est mon amendement qui défend la perpétuité !
Nous examinons un texte visant à protéger les enfants et les victimes, et voilà qu’on nous accuse d’une prétendue surenchère ! La réalité, c’est que les victimes ne supportent plus de voir les mis en cause sortir de prison avant même l’exécution complète de leur peine.Le présent amendement vise à ce que, lorsqu’une peine est assortie d’une période de sûreté, il ne soit possible ni de l’aménager ni d’actionner un mécanisme de réduction de peine, afin que celle-ci demeure incompressible.La gauche l’assume : les peines prononcées aujourd’hui sont rarement effectives sur le long terme, puisque les personnes condamnées peuvent bénéficier, par exemple, d’un aménagement de peine prenant la forme d’une libération conditionnelle, qui peut déboucher sur une libération anticipée. Malheureusement, les événements récents le prouvent, à peine sortis de prison, les délinquants récidivent, notamment en matière de viol. Pour protéger les enfants et les femmes de ce pays, je demande par cet amendement l’instauration de la perpétuité réelle.
Déposé par la droite pragmatique !
La perpétuité réelle protège de la récidive !
Ça n’a rien à voir !
Non, c’est de réprimer les faits à la hauteur de leur gravité !
Et les victimes ?
Et de protéger les victimes !
On reconnaît la culture de l’excuse propre à la gauche !
Bien sûr que si !
Ce que vous dites est odieux !
Excellent !
Ce n’est pas ce qui est écrit !
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).