Discours du 24 mars 2026
Anne Sicard · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°178
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Dimanche soir, à Roubaix, ce n’est pas le drapeau tricolore qui a été brandi pour fêter l’élection du nouveau maire, mais le drapeau algérien. Roubaix n’est pas la seule ville à avoir basculé dans le giron de La France insoumise : Saint-Denis, Vénissieux, La Courneuve, Creil sont dans le même cas. Puisque nous débattons ce soir d’ingérences étrangères, permettez-moi une question. Les drapeaux algérien et palestinien ont été brandis devant des hôtels de ville de la République française après les élections ; s’ils avaient été russes, ne parlerions-nous pas d’ingérence étrangère ?La réalité, c’est que la première cause de l’ingérence étrangère est l’immigration. (Mme Ségolène Amiot rit.) Des États étrangers ont fait de leur diaspora installée sur notre sol un levier de déstabilisation politique, documentée par nos propres services de renseignement. Une note du contre-espionnage français, révélée par « Complément d’enquête », établit que des services secrets algériens ont mené des opérations ciblées auprès d’élus municipaux d’origine algérienne. Une élue, qui a été victime d’intimidations après l’inauguration d’une plaque en hommage à une personnalité kabyle, en témoigne : « Il y a énormément d’élus locaux qui ont été approchés par les consulats algériens. On va rappeler à ces élus qu’ils sont les enfants de l’Algérie et qu’ils ont un devoir vis-à-vis de l’Algérie. » Nous parlons au minimum de 700 000 ressortissants algériens sur notre sol.La Turquie d’Erdoğan ne fait pas autrement : via Millî Görüs et le Parti égalité et justice, Ankara déploie son entrisme dans les communes où ses 300 000 ressortissants sont concentrés, pour y ancrer l’islam politique et des intérêts hostiles aux Kurdes et aux Arméniens. Pendant ce temps, les maires de certaines de ces villes s’affichent aux côtés de structures islamistes et participent à des iftars organisés par les mêmes réseaux.Alger comme Ankara comptent sur la gauche et l’extrême gauche pour franchir la dernière étape : accorder le droit de vote aux 4,4 millions d’étrangers non européens, leur offrant un levier d’ingérence sanctuarisé par la loi française.Madame la ministre, quelles mesures entendez-vous opposer à ces puissances étrangères qui utilisent l’immigration et la démographie pour saper notre souveraineté nationale ?
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).