Discours du 25 juin 2026
Antoine Léaument · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°285
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Cheh !
Je ne suis pas sûr que vous seriez d’accord avec tout ce qu’il dit !
Ce n’est pas énorme !
Il vous a mouché !
Arrêtez donc de bordéliser votre propre niche !
Le roi est che-nu !
C’est la loi des suspects !
Bingo !
Il se fonde sur plusieurs articles de notre règlement. Tout à l’heure, sur la base de l’article 64, alinéa 2, vous avez demandé un scrutin public pour confirmer une suspension de séance votée à main levée.Vous avez eu raison – le vote était assez serré, puisqu’il s’est joué à une voix près. J’ai été surpris de constater que certains députés du Rassemblement national avaient voté pour la suspension de séance, alors que selon moi, leur groupe y était défavorable. Il y a deux boutons seulement, il n’est pas difficile de choisir le bon !
Sur la base de l’article 67, alinéa 1, je vous demande de procéder au pointage du scrutin public, afin de vérifier que l’erreur était bien d’origine humaine et qu’elle ne venait pas du système de vote.
Bien dit !
Voilà qui est bien parlé !
On devrait demander une suspension de séance pour prendre le temps de comprendre ce qu’il vient de dire ! (Sourires.)
Sur le fondement de l’article 70, alinéa 3 et de l’article 1er de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Monsieur Ciotti, vous faites une erreur, ce qui est puni par le code pénal, ce n’est pas d’être traité de raciste : c’est d’être raciste. (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS. – M. Paul Christophle applaudit également.)
Nous proposons de préciser le contenu du rapport demandé par notre collègue en indiquant qu’il portera sur « l’exercice effectif » des droits. Comme mon collègue Paul Christophle, je voudrais revenir aux textes fondamentaux, notamment à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, dont le préambule fixe les conditions d’effectivité des droits.
Qu’y lit-on ? « Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale » – c’est nous – « considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme » – ça, c’est vous – « sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif » – c’est nous – « et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous. »Le moyen de faire respecter les droits, c’est de les connaître. Ces droits sont – cela a été dit – la liberté, la sûreté, l’égalité et la propriété. La liberté et l’égalité commandent que nous repoussions ce texte anticonstitutionnel, car la liberté de se marier et l’égalité devant la loi en matière matrimoniale n’incluent pas la question de la nationalité, ni même celle du statut légal ou non de la présence sur le territoire de la République française. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP. – M. Paul Christophle applaudit également.)
L’État de droite !
Sur le fondement de l’article 54, qui laisse à la libre appréciation du président de séance le fait de couper la parole à un orateur ou de le laisser poursuivre. Monsieur le président, il est quand même dommage de n’avoir pu entendre la fin de ce poème ! Quand il y a des poèmes… (M. le président coupe le micro de l’orateur.)
J’en redirai un mot !
François Piquemal, faisant référence à l’ensemble des droits, vous invitait à regarder les grands principes républicains qui sont les nôtres depuis 1793. Je me permets de vous renvoyer à l’article 4 de la Constitution de 1793 : « Tout homme né et domicilié en France, âgé de 21 ans accomplis ; – Tout étranger âgé de 21 ans accomplis, qui, domicilié en France depuis une année – Y vit de son travail – Ou acquiert une propriété – Ou épouse une Française – Ou adopte un enfant – Ou nourrit un vieillard ; – Tout étranger enfin, qui sera jugé par le Corps législatif avoir bien mérité de l’humanité – Est admis à l’exercice des droits de citoyen français. »Nos ancêtres, ceux qui ont fondé l’Assemblée nationale, considéraient donc que pouvait devenir citoyen de la République toute personne qui, vivant en France depuis un an,…
…épousait un citoyen français. En 1848, le délai fut réduit à six mois, et l’on naturalisa les étrangers qui avaient participé à la révolution pour faire la République. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Benjamin Lucas-Lundy applaudit également.) En 1871, le gouvernement de la Commune de Paris comptait même une personne étrangère, un Hongrois ; comme quoi, lorsqu’on est républicain, on peut faire des citoyens avec la terre entière.Depuis, que de reculs ! À cause de gens comme vous, il faut maintenant quatre ans de résidence ; mais nous, nous restons fidèles à cette longue histoire du drapeau tricolore, dont il ressort que, je le répète, on peut faire des citoyens de tous ceux qui aiment la République. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)
On ne dit pas « la » LFI mais LFI !
Est-ce qu’on vous appelle le RNN ?
Jamais !
Sur la base de l’article 24 de la Constitution qui prévoit que le Parlement contrôle l’action du gouvernement. Monsieur le ministre, j’ai une question précise concernant l’immigration, puisque c’est le sujet du texte. Selon l’article 123-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda) vous étiez censé nous remettre un rapport sur l’immigration le 1er juin : où est-il ? (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)
Vous pouvez !
L’amour, « n’importe quoi » ?
Eh oui !
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).