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Discours du 6 juillet 2026

Arash Saeidi · Droits des passagers aériens (débat)

Madame la Présidente, chers collègues, j’aimerais vous redire la fierté que j’ai eue d’avoir participé activement à ce travail, qui a abouti au renforcement des droits de nos concitoyens. Alors, le président d’une célèbre compagnie aérienne irlandaise a dit que ce texte était absurde et qu’il empêcherait l’innovation, le progrès et la compétitivité – rien que ça!

Chers collègues, nous n’aurions effectivement pas eu à discuter de ce texte si nos concitoyens n’avaient à faire face à tant de méthodes commerciales déloyales lorsqu’elles achètent un billet d’avion – on dirait qu’ils jouent à la loterie. Le billet est à 50 euros, mais il faut rajouter les 50 euros du centimètre en trop du bagage, puis les 20 euros parce que vous pensiez pouvoir vous enregistrer à l’aéroport, puis les 50 euros des frais d’émission d’un billet parce que votre téléphone est en panne ou n’a plus de batterie. Sans oublier, Mesdames et Messieurs – coup de génie! – le supplément familial. Le supplément familial, c’est ce progrès pour l’humanité, cette innovation spectaculaire, ce pas décisif pour la compétitivité de l’Union européenne, selon Monsieur O’Leary: c’est la malhonnêteté qui consiste à vous attribuer des places à chaque bout de l’avion avec votre enfant pour vous forcer à payer pour être à côté de lui.

Alors, Monsieur O’Leary, ce n’est pas notre législation qui est absurde. Ce qui est absurde au mieux, malhonnête au pire, c’est de faire payer des parents pour être à côté de leurs enfants.

Protéger les citoyens européens n’a rien à voir avec la compétitivité, à moins qu’elle ne soit fondée sur l’abus. C’est l’objet même de la loi que d’empêcher certains acteurs économiques d’abuser de la bonne foi des citoyens et de leur imposer des coûts indus.

Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.