Discours du 11 juin 2026
Aurélie Trouvé · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°268
Le lecteur officiel de l'Assemblée peut afficher son propre bandeau de cookies à l'ouverture — c'est le portail de l'Assemblée qui l'affiche, pas ce site ; fermez-le pour voir la vidéo.
Eh non !
Vous voulez renationaliser, mais beaucoup trop tard.Avis défavorable sur les deux amendements.
Justement !
Défavorable. Tout ce qui s’est passé depuis six mois plaide au contraire pour une nationalisation d’ArcelorMittal. (Mmes Ségolène Amiot et Sandrine Runel ainsi que M. Benjamin Lucas-Lundy applaudissent.)
On a répondu à chacun de leurs chantages : le contrat à long terme d’EDF, avec un prix extrêmement avantageux – je ne l’ai certes pas vu, mais c’est ce qu’on m’a dit – pendant dix-huit ans, ou encore le doublement des droits de douane : tout aurait dû amener ArcelorMittal à investir. Le résultat ? Un bon de commande pour – peut-être, éventuellement ! – un four électrique qui assurerait un quart de la production actuelle, un sixième de la production historique. L’enseignement de ces six mois, c’est qu’il faut absolument voter la nationalisation. (Mme Ségolène Amiot et M. Benjamin Lucas-Lundy applaudissent.)
Oui, justement, soyons sérieux !
Défavorable. Nous devons en effet être sérieux. Nous devons aussi arrêter d’être lâches (M. Sébastien Peytavie applaudit) et de nous cacher derrière je ne sais quel droit qui ne marcherait pas, derrière l’Europe, ou que sais-je encore. Oui, il faut être sérieux, et nationaliser.Vous, monsieur Kasbarian, êtes en fait unipolaire. Javier Milei, Elon Musk représentent votre seule boussole. Cette idéologie néolibérale, ça suffit ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP et sur quelques bancs du groupe EcoS.) Agissons ! Depuis des années, vous ne faites rien pour sauver cette industrie. Je me tourne vers les salariés qui sont dans les tribunes et à qui on doit cette bataille et cette lutte. Merci à vous ! J’espère bien que cet après-midi, le vote historique que nous appelons de nos vœux aura lieu. (Les députés des groupes LFI-NFP, EcoS et GDR se lèvent et applaudissent. – Applaudissements sur les bancs du groupe SOC, dont quelques députés se lèvent également.)
Exactement !
Avis défavorable.
Avis défavorable.Pour que ce soit clair pour tout le monde, je voudrais rappeler quelques chiffres. L’année dernière, il y a eu 20 000 destructions nettes d’emplois et 57 fermetures nettes d’usines. Je pense que les chiffres parlent d’eux-mêmes.
Et puisque je vous prends au sérieux, j’ajoute un nouvel argument : sur le plan constitutionnel, notre proposition de loi est très solide. Elle se fonde sur le dispositif des lois de nationalisation de 1982. Pour finir, il y a beaucoup d’exemples de nationalisations réussies, à commencer par celle des Chantiers de l’Atlantique de Saint-Nazaire en 2017, que Jean-Luc Mélenchon appelait de ses vœux dès 2014. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)
Avis défavorable.
Défavorable.
Défavorable.
Défavorable.
Défavorable.
Défavorable.
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).