Discours du 11 juin 2026
Aurélien Le Coq · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°268
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Madame Lebec, vous soutenez que nationaliser entraînerait un risque, cependant nous encourons dès à présent un risque à ne pas le faire. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Le risque est là : nous le faisons porter aux familles des salariés, des ouvrières et des ouvriers d’ArcelorMittal. Avec votre amendement, vous prenez le risque de les condamner à perdre leur emploi, comme 600 d’entre eux l’ont été l’année dernière et encore 1 650 cette année. (Mêmes mouvements.) Voilà qui est sûr : si ArcelorMittal reste dans les mains du banquier Mittal, nous savons exactement où nous allons : à la catastrophe, à la fermeture, à la désindustrialisation et à la destruction de territoires entiers.La solution raisonnable, calme et ordonnée est que l’État assume ses responsabilités et que nous, députés, nous assumions les nôtres, en votant la nationalisation d’ArcelorMittal pour qu’enfin l’acier soit géré en considérant ce qu’il est, c’est-à-dire une industrie d’intérêt national. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)
Ça, on l’a bien compris !
Les députés du RN restent assis !
Si !
Pourquoi Arcelor licencie, alors ?
Et le capitalisme aussi !
Vous les laissez licencier !
Ça a bien marché !
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).