Discours du 2 juin 2026
Aurore Bergé · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°259
Permettez-moi de m’associer au choix qui a été fait hier et au vote, à l’unanimité de votre assemblée, de la proposition de loi visant à protéger nos enfants des crimes sexuels dont ils sont trop souvent les victimes. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC.)Je vous remercie d’avoir fait résonner dans cet hémicycle la voix des enfants. Il arrive qu’elle résonne, mais à intervalles irréguliers, et on l’oublie trop vite. Or nous avons l’immense responsabilité de garantir la protection que la République leur doit. La République doit d’abord protéger celles et ceux qui sont les plus vulnérables ; or, dans toute société, les plus vulnérables, ce sont les enfants, notamment quand on parle de violences sexuelles.Vous savez qu’un projet de loi relatif à la protection de l’enfance sera bientôt examiné ;…
…votre groupe a également déposé une proposition de loi sur ce sujet, qui concerne notamment le rôle de l’avocat. Nous avançons.
Vous posez plus spécifiquement la question de l’introduction d’une peine d’inéligibilité pour les élus coupables de violences, notamment intrafamiliales ; c’est une question que j’avais moi-même posée quand j’étais députée – peut-être certains s’en souviennent-ils. Malheureusement, à l’époque, une partie de cet hémicycle s’y était farouchement opposée. Peut-être les choses ont-elles changé depuis : je m’en réjouirais, parce que je crois que l’introduction d’une peine d’inéligibilité s’inscrirait dans le continuum de l’exemplarité dont nous devons faire preuve. Quand on touche à un enfant, je crois sincèrement qu’on n’est plus digne d’être un élu de la République. Je crois et j’espère que l’hémicycle est désormais prêt à voter à l’unanimité pour une telle proposition.
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).