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vie-politique.fr

Discours du 2 octobre 2026

Ayda Hadizadeh · Session ordinaire 2026-2027 · séance n°4

Qui l’a soutenu ici ?

Que fait la justice ?

On n’en a pas à recevoir de vous !

Mme Le Pen a demandé pardon !

Oin, oin…

C’est touchant !

Vous pouvez compter sur moi pour rester sur le fond.Monsieur Ménagé, quand vous avez écrit votre amendement, vous avez effacé le mot féminicide. Je vais me joindre à ma collègue Karine Lebon pour démontrer que c’est vraiment une erreur même si, ensuite, vous faites un plaidoyer très vibrant, très émouvant – c’est un synonyme – pour les couples homosexuels.

Quand j’étais jeune, on parlait de crime passionnel à propos du meurtre d’une femme par un homme : « Il l’a tué parce qu’il l’aimait trop », disait-on. Il y avait des films et même des chansons sur ce sujet. On traitait cela comme un fait divers. Il a fallu le combat des associations féministes pour mettre à jour le mécanisme à l’œuvre derrière ces crimes et je suis très fière et heureuse que, désormais, mes enfants grandissent dans un pays où on ne parle plus jamais de crime passionnel quand un homme tue une femme.Pendant mon intervention, Mme Parmentier a dit que nous aurions défendu Bertrand Cantat, mais c’est elle qui a écrit des propos qualifiant les homosexuels de « lobby » et parlant de « collabos du sida ». (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe SOC et sur les bancs des groupes LFI-NFP et GDR.)Alors, monsieur Ménagé, votre envolée lyrique pour parler des couples homosexuels s’adresse moins à nous, qui avons fait adopter le mariage pour tous, qu’à votre collègue, qui a écrit pendant trente ans des propos antisémites, homophobes et racistes. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC. – M. M. Iñaki Echaniz se lèvent pour applaudir.)

Un angle mort subsistait dans cette approche de l’infanticide : lorsque le harcèlement d’un enfant par un autre enfant le pousse au suicide. Je pense ici aux enfants harcelés à l’école, mais surtout aux enfants harcelés dans leur lieu de placement et poussés au suicide.Ces infanticides s’inscrivent précisément dans le cadre de notre loi. Un enfant qui commet des violences sur un autre enfant a bien souvent lui-même été victime de violences, qu’il les ait subies ou qu’il en ait été le témoin. Pour mettre un terme à ce continuum de violence, comme nous essayons de le faire avec cette proposition de loi, cette approche de l’infanticide devrait être ajoutée à l’amendement de notre collègue, rapporteure générale du texte, Mme Thiébault-Martinez.

Je le retire car l’amendement de la rapporteure générale est plus complet que le mien.

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).