Discours du 25 juin 2026
Benjamin Lucas-Lundy · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°284
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C’est vrai qu’on n’avait rien d’autre à faire aujourd’hui !
Ils ont fui piteusement !
À rien !
Ils n’aiment pas l’amour !
C’est moche !
Exactement ! C’est honteux !
Toute la semaine, s’il le faut !
Eh oui !
Exactement !
L’amour n’a pas de papiers !
C’est eux qui n’arrêtent pas de nous provoquer !
Exactement !
Très bien ! Implacable !
M. Ménard est un tue-l’amour !
Il partagera la cellule de Marine Le Pen !
La honte !
Il a raison !
Honte à vous !
Eh oui, il a raison !
Je n’ai rien dit !
C’est l’UDR des Deux-Siciles !
Eh oui !
Exactement !
Zéro !
Nul !
Quelle indignité !
Eh oui ! C’est une démission !
C’est pas joli joli !
Des Deux-Siciles !
Des Deux-Siciles !
Eh oui !
Pas eux !
C’est moche !
On est loin de la simplification !
Aimons-nous vivants !
M. Ménard est un tue-l’amour !
Sur le fondement de l’article 70, alinéa 3, relatif à la mise en cause personnelle.Deux remarques ont été formulées il y a quelques instants, l’une visant notre collègue Thomas Portes, l’autre me visant, au sujet de notre tenue vestimentaire ou de notre physique. Monsieur le président, je demande qu’il soit remis un peu d’ordre dans cette séance. (Exclamations sur les bancs des groupes RN et UDR.) S’en prendre au physique des gens, à la façon dont… (M. le président coupe le micro de l’orateur.)
Ce n’était pas sur le physique !
Eh oui !
C’est une vision triste de l’amour !
Elle a raison !
Eh oui !
Rien du tout !
Eh oui !
La honte !
Répugnant !
M. Ciotti est un tue-l’amour !
Sauvez l’amour !
Scandaleux !
Il a raison !
Ce n’est pas une niche, c’est une litière !
Eh oui !
Il se fonde sur les articles 54 et 70, alinéa 3, de notre règlement.Concernant l’article 54, pour nous prononcer sur les sous-amendements, il nous faut comprendre le contexte dans lequel ils ont été écrits. Chaque intervention a été pertinente et a éclairé cette assemblée. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)Concernant l’article 70, alinéa 3, on voit bien transparaître, derrière l’intervention de M. de Lépinau, sa haine des corps intermédiaires et des syndicats, notamment ceux qui défendent les droits des étudiantes et des étudiants. Je veux ici les défendre. Nous sommes fiers, pour certains d’entre nous, d’avoir milité dans notre jeunesse (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP) et parfois plus récemment pour les droits de celles et ceux qui… (Le temps de parole étant écoulé, M. le président coupe le micro de l’orateur.)
Ils ont retrouvé le goût de la vie ! (Sourires.)
Sur le fondement des articles 95, 100 et 101. Je ne prétends pas sauver l’amour, comme nous y a incités un collègue, mais je veux signaler un fait incongru : c’est la première fois dans une journée réservée à un groupe parlementaire que le groupe en question et son allié d’extrême droite ne sont pas là. Nous débattons donc d’un texte sans le groupe qui le soutient. Cela témoigne d’un mépris profond pour nos travaux et nos débats, pour le Parlement. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes EcoS, LFI-NFP et SOC.)Monsieur le président, je crois que cela mériterait que vous suspendiez la séance le temps qu’ils reviennent de la buvette.
Ah ben voilà, tout s’explique !
Ciotti, c’est big flop et au lit !
Nous pourrions demander une suspension pour en débattre !
Ils cherchent la deuxième Sicile !
Éric des Deux-Bourbons !
C’est la faute à Macron !
Merci, mon cher collègue !Nous vivons en effet la journée la plus chaude de notre histoire, et elle en préfigure bien d’autres. Des milliers de nos compatriotes souffrent, les salles des urgences sont surchargées, des classes fermeront à la rentrée prochaine – c’est le cas chez moi, à Mantes-la-Jolie, mais aussi chez beaucoup de nos collègues –, des milliers de familles se priveront de vacances cet été, faute de moyens. Bref, le pays ne va pas bien après dix ans de macronisme qui ont abîmé le pays.
Or que fait l’extrême droite aujourd’hui ? Elle réunit l’Assemblée nationale, sans même être présente elle-même, pour satisfaire ses obsessions racistes et débattre des quelques dizaines de mariages, parmi des centaines de milliers, qu’elle qualifie de mariages blancs. Autrement dit, ils choisissent de regarder la société française et le monde avec un microscope raciste et xénophobe. C’est pour cela qu’aujourd’hui, on fait perdre du temps à la représentation nationale, alors que tant d’urgences exigent que nous légiférions et débattions de la situation que vivent nos compatriotes. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EcoS.)Voilà ce qui m’a déjà fait dire, il y a un an, à l’occasion de la journée d’initiative parlementaire du groupe UDR, qu’il ne fallait pas confondre ce qu’on appelle trivialement une niche parlementaire avec une litière parlementaire, faite d’excréments législatifs, dans laquelle l’extrême droite déverse ses obsessions et ses haines racistes. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Mme Cyrielle Chatelain applaudit également.)Plus grave, cette journée révèle qu’un mariage est en train de s’organiser : non pas celui des Deux-Siciles, mais celui des trois droites, dont l’extrême droite. En effet, ce texte a été défendu par la droite de M. Retailleau au Sénat, avant d’être repris ici par la droite de Mme Le Pen et de M. Bardella de Monaco, tout en étant soutenu et toléré par le gouvernement macroniste. Autrement dit, ce qui est en train de se passer… (Le temps de parole étant écoulé, M. le président coupe le micro de l’orateur. – Quelques députés des groupes EcoS et LFI-NFP applaudissent. – Mme Elsa Faucillon applaudit également.)
D’après vous, que boivent-ils ? De la Vichy ?
Ils ont peur de nos arguments ! Ils ont fui !
C’est autre chose que du Ciotti !
Eh oui !
De s’hydrater !
Mais non !
Mais non !
Il se fonde sur l’article 70, alinéa 3, du règlement. L’unique collègue du groupe Horizons présent aujourd’hui est venu réaliser sa vidéo TikTok en nous accusant de commettre une mascarade.
La mascarade, c’est que le bloc d’extrême droite, élargi pour la circonstance à des députés qui le rejoignent dans certains de ses combats – chacun appréciera –, a décidé de prendre son congé climatique, de faire la politique du banc vide et de ne pas siéger pour défendre son propre texte.
Si, puisque nous avons été mis en cause ! (M. le président coupe le micro de l’orateur.)
Bravo les champions !
Les briconautes du Parlement !
Ah, enfin !
Exactement !
Les maires veulent que vous arrêtiez de fermer des classes dans leur commune !
C’est leur droit à la paresse !
Vivent les mariés !
L’amour triomphe de Ciotti !
Exactement !
C’est dégueulasse !
Sur le fondement de l’article 70 alinéa 3.Nous venons d’être victimes d’une charge grossière, voire ordurière, de la part d’un collègue qui vient d’ajouter que nous coûtions 2 millions d’euros par an – un tel propos montre ce que vous êtes. La démocratie, ça ne coûte pas, c’est important et précieux ! Alors, les leçons… (M. le président coupe le micro de l’orateur. – Les députés du groupe LFI-NFP et M. Paul Christophle applaudissent ce dernier.)
Surtout Ciotti !
Ils ont voté la loi « immigration » avec Le Pen !
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).