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Discours du 25 juin 2025

Brigitte Klinkert · Session ordinaire 2024-2025 · séance n°256

Mme Le Pen vient de dire que la politique diplomatique du président de la République était marquée par la servilité,…

…alors qu’Emmanuel Macron s’est battu sans relâche, depuis huit ans, pour l’autonomie stratégique de l’Europe. (Exclamations sur les bancs du groupe RN.) Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’analyse de Mme Le Pen est, comme souvent, erronée.

Nous savons depuis longtemps que la région du Moyen-Orient est une poudrière, une zone d’instabilité dont il est difficile d’analyser tous les risques et de prévoir tous les dangers. Notre groupe, Ensemble pour la République, tient à souligner tout d’abord que la période que nous vivons depuis un an et demi a été déclenchée le 7 octobre 2023 par le pire massacre antisémite depuis 1945, une vague terroriste menée par le Hamas. Encore aujourd’hui, le Hamas retient les otages de cette journée tragique. Nous appelons à leur libération sans délai et sans condition, pour mettre fin aux hostilités dans la bande de Gaza et rechercher par la négociation une solution à deux États vivant dans une paix durable, équilibrée et sûre.Depuis octobre 2023, le Moyen-Orient semble s’être embrasé. Le régime iranien, avec ce qu’il charrie de haine contre l’Occident, contre Israël et contre ses ennemis dans la région, avec ses initiatives assumées ou secrètes pour atteindre ses buts, est le facteur principal de déstabilisation dans la région. L’Iran agit par le biais de proxys bien connus – le Hamas dans la bande de Gaza, le Jihad islamique en Cisjordanie, les Houthis yéménites, des factions armées chiites irakiennes ou encore le Hezbollah libanais –, qui provoquent la déstabilisation durable que nous connaissons.En mission au Liban début juin, j’ai constaté à quel point ce pays était fracturé par des influences extérieures, dont celle de l’Iran, qui cherchent à déstabiliser ce pays et à en faire un terrain de chaos à la frontière israélienne. Je tiens à dire au peuple libanais que nous sommes à ses côtés et que la France s’engage pour faire en sorte que le Liban ne soit sous la tutelle d’aucune partie et cesse d’être piégé dans un jeu géopolitique entre Israël et l’Iran.Que peut-on faire face à cette situation, que doit-on faire ? La priorité de la France est d’éviter l’embrasement régional. Notre objectif absolu doit être la stabilité. La France doit prendre des initiatives pour la paix et se ranger toujours du côté du multilatéralisme et des solutions collectives.Sur cette question, nous ne serons puissants diplomatiquement que si nous sommes crédibles militairement. Alors que se tient le sommet de l’Otan, il nous faut développer des capacités militaires coordonnées, une base industrielle et technologique de défense. Il faut impérativement consolider la défense européenne pour peser dans le jeu géopolitique et agir dans le sens de la paix et du multilatéralisme.Le régime iranien est un danger pour la région et le monde entier – par ses proxys, mais aussi parce qu’il finance le terrorisme international. Il est un danger par sa recherche de l’arme nucléaire. Comme l’a rappelé notre groupe par la voix de son président, Gabriel Attal, l’Iran ne doit pas accéder à l’arme nucléaire, c’est une condition de notre sécurité collective.Le régime iranien est un problème pour nos valeurs car il opprime son peuple, notamment les femmes, dont le soulèvement a été réprimé avec une violence inouïe.Le régime iranien est notre ennemi car il retient en otage deux citoyens français : Cécile Kohler et Jacques Paris. Nous demandons leur libération immédiate et inconditionnelle. Je pense ce soir à leurs familles, à leurs proches, que j’ai rencontrés au cours de ces trois ans de détention injustifiée et illégale. Nous demandons que l’Iran respecte les droits de nos deux compatriotes, notamment celui à une nouvelle visite consulaire après que des frappes tactiques ont touché la prison d’Evin, où ils sont enfermés dans des conditions inhumaines.Je tiens à saluer notre diplomatie, à pied d’œuvre dans un contexte dégradé, et nos agents sur le terrain, qui se consacrent entièrement à trouver des solutions pour nos compatriotes.Notre groupe réaffirme son soutien à l’action diplomatique déterminée du président de la République et du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, qui œuvrent sans relâche pour éviter une escalade régionale et faire respecter le droit international.L’Iran est aujourd’hui le principal facteur de déstabilisation de la région.Nous appelons donc à la paix, à la fin du recours à la force et à ce qu’une solution multilatérale soit recherchée, afin de promouvoir une paix durable et stable. (Applaudissements sur les bancs du groupe EPR.)

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).