Discours du 11 juin 2026
Caroline Parmentier · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°268
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Plus personne !
Après dix ans de macronisme, notre jeunesse n’a jamais autant souffert – et elle continue de souffrir. Se loger, se nourrir et se soigner est devenu un combat quotidien pour les étudiants français,…
…qui devraient d’abord avoir à se soucier d’étudier. Les files d’attente de nos étudiants devant les distributions d’aide alimentaire resteront une honte pour notre pays.En octobre 2024, l’adoption du repas à 1 euro pour tous les étudiants a constitué un premier colmatage. Mais renoncer aux soins de santé, avoir du mal à se loger, ne pas manger à sa faim, ne pas avoir accès aux produits de première nécessité ou encore ne pas pouvoir assumer les coûts liés à la vie étudiante tels que l’achat des livres et des manuels sont les marqueurs d’alerte de cette nouvelle précarité étudiante.Aujourd’hui, un étudiant sur trois est en situation de mal-logement. Un étudiant sur cinq dispose de moins de 100 euros par mois, pour vivre après avoir payé son loyer. Un jeune sur dix bénéficiant d’une aide alimentaire a déjà dormi dehors ou dans sa voiture. Compte tenu de leurs heures de cours, les étudiants ne peuvent que très difficilement avoir un travail leur garantissant un salaire suffisant. Il coûte beaucoup trop cher d’étudier en France aujourd’hui.Une part importante du budget étudiant dépend de l’aide de leurs parents. Mais les étudiants les plus modestes ou éloignés du foyer parental ne bénéficient pas de ce filet de sécurité. Au Rassemblement national, nous proposons de supprimer la TVA sur cent produits de première nécessité.
Cela constituerait une aide immédiate et concrète pour tous. J’aimerais avoir votre avis, madame la rapporteure, sur nos amendements qui visent à obtenir un rapport sur l’instauration d’un taux de TVA à 0 % pour tous. Cela permettrait d’aider les élèves boursiers…
…mais également non boursiers aux moyens très limités, sachant que la pauvreté étudiante les touche aussi et surtout qu’elle s’accroît.Au Rassemblement national, nous considérions déjà, avant le dépôt de cette proposition de loi, qu’il fallait réformer les bourses pour les mensualiser sur douze mois et pour prendre en compte l’évolution des prix à la consommation. En effet, les bourses sont parmi les rares prestations à ne pas être correctement indexées sur l’inflation.Mon groupe politique portera une attention particulière aux réponses apportées sur la priorité nationale dans l’attribution des bourses étudiantes,…
…ainsi que sur la suspension de ces aides pour les étudiants définitivement condamnés pour des crimes ou délits passibles de plus de deux ans d’emprisonnement.Dans l’attente de mieux pour les Français et de mesures pérennes sur le pouvoir d’achat et la situation de la France, qui touche le fond dans tous les domaines après dix ans de régime macroniste désastreux, le Rassemblement national soutient donc cette proposition de loi qui donnera une respiration financière vitale et urgente aux étudiants de notre pays,…
…qui constituent l’avenir, la richesse intellectuelle et la relève de notre nation. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).