Discours du 4 octobre 2022
Catherine Griset · Objectifs clés en vue de la 19e session de la conférence des parties à la CITES au Panama (débat)
Madame la Présidente, le nombre d’espèces touchées ne cesse d’augmenter dans le monde. L’existence d’une telle convention est donc une bonne chose, et il faut évidemment la soutenir. Encore faut-il que ce soit l’affaire des États souverains, les mieux placés pour agir efficacement; ne nous trompons pas d’échelle!
Même si certaines populations d’animaux se stabilisent – voire augmentent, en Afrique, grâce aux zones protégées et aux politiques de préservation mises en place par les États –, la plaie du commerce illégal menace ces efforts.
Mais ce n’est pas là la seule menace: la pression démographique et l’expansion des villes et des villages réduisent toujours plus les zones d’habitat des animaux. De même, les troubles civils, les conflits participent aussi à ce déclin, surtout quand ils sont chroniques. N’oublions pas la sécheresse et les problématiques liées à la gestion de l’eau, qui entraînent la dégradation des écosystèmes.
Enfin, il faut améliorer l’état des connaissances sur place, mieux évaluer les populations animales réelles et les enjeux liés aux communautés locales pour gagner en efficacité, et, bien sûr, intensifier la lutte contre le braconnage.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.