Discours du 7 mai 2026
Catherine Hervieu · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°224
Mais il n’est pas prévu de contradictoire !
La menace évolue plus vite que nos modèles traditionnels de défense. Même si nos armées ont déjà accompli des progrès significatifs et disposent de capacités performantes, cela ne suffit pas à couvrir l’ensemble du spectre de la menace.Tout d’abord, certains systèmes électromagnétiques sont contournés par des drones de nouvelle génération, autonomes ou guidés par fibre optique. Ensuite, les canons à munitions programmables ne permettent pas de faire face à des attaques en saturation. Enfin, les missiles sol-air présentent un coût unitaire sans commune mesure avec celui des drones qu’ils interceptent. Il y a donc une équation stratégique et économique à résoudre : comment contrer des menaces à bas coût sans épuiser nos ressources par des réponses disproportionnées ?Par cet amendement, nous proposons de compléter le dispositif par le développement et l’acquisition d’effecteurs défensifs à bas coût, capables d’être déployés en nombre et à bas coût – j’y insiste.
Il ne faut pas segmenter notre politique de défense à partir de replis nationalistes. La coopération européenne en matière de défense est multiforme. Le principe de réalité nous rappelle qu’aucun pays européen ne peut se protéger seul. La question est donc de savoir comment construire des coopérations où toutes les parties se retrouvent. (Exclamations sur quelques bancs du groupe RN.) Ces coopérations existent déjà et il faut les renforcer en toute transparence et dans le respect de chaque pays. Opposer les pays européens les uns aux autres n’est pas la bonne méthode. (Mme Geneviève Darrieussecq applaudit.)
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).