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Discours du 4 mai 2026

Catherine Vautrin · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°219

Le rapporteur a été très précis et je m’inscris dans ses pas. S’agissant du terme d’insincérité, il faut que nous nous disions les choses. Dans la LPM 2024-2030, 413,5 milliards d’euros de dépenses étaient prévus – qui figurent toujours dans cette actualisation – pour 400 milliards de ressources affichés. Cet écart s’explique par le fait que près de 6 milliards d’euros devaient provenir de ressources extrabudgétaires, notamment d’activités du service de santé des armées et de la direction générale de l’armement, auxquels il faut ajouter les reports de charges, à hauteur de 2 milliards d’euros, et les 5 milliards de marge frictionnelle, correspondant à des programmes qui ne sont pas allés à leur terme ou qui ont été décalés.Le texte a été voté en 2023. Si vous regardez les projets qui ont été lancés en 2026, par exemple dans le domaine maritime, toutes les frégates de défense et d’intervention (FDI) ont été commandées – les dernières seront livrées en 2032. La construction du porte-avions nouvelle génération est lancée, les avions GlobalEye ont été commandés, de même que les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de troisième génération (SNLE 3G) et les sous-marins Barracuda. Toutes ces commandes ont été passées, précisément parce que le Parlement a voté la loi de programmation militaire et que nous pouvions commencer à revoir le format de nos armées.Comme cela a été rappelé en commission, ce format a été fixé dans la LPM 2024-2030 et l’actualisation de cette dernière est liée à l’évolution de la situation, qui impose une accélération. Nous savons que la programmation, par définition, s’inscrit dans le temps long. Les autorisations d’engagement et les crédits de paiement qui sont votés en loi de finances pour l’année suivante ne permettent pas vraiment de proposer de nouvelles approches. C’est pourquoi il nous a paru nécessaire, par l’intermédiaire de cette actualisation de la LPM, d’apporter de nouveaux financements à nos armées, afin qu’elles puissent faire face à la situation actuelle. Le terme d’insincérité ne correspond pas à la situation ; c’est la raison pour laquelle je donne un avis défavorable à l’ensemble de ces amendements.

Je remercie M. Lecoq pour son propos mais il est nécessaire de se dire clairement les choses. La France respecte tous les traités de non-prolifération qu’elle a signés et elle ne profite en rien de la situation. Permettez-moi à cet égard de vous rappeler dès à présent et très calmement plusieurs éléments.Tout d’abord, depuis 1960, la stratégie de défense de la France n’a pas changé et repose toujours sur deux piliers : la dissuasion et les forces conventionnelles. Ces piliers sont restés les mêmes et ont été respectés, quels qu’aient été les exécutifs qui se sont succédé. Ce qui n’a pas été communiqué, parce que le président de la République ne le souhaite pas, c’est le nombre de têtes nucléaires – et rien d’autre. Le président de la République a rappelé, dans son discours de l’île Longue, les deux piliers sur lesquels repose notre stratégie de défense et la volonté de la France de poursuivre sa politique de dissuasion au moyen des deux outils majeurs que sont la marine et la défense aérienne.Que les équilibres mondiaux soient en train de changer, nous en avons la preuve matin, midi et soir. Toutefois, la stratégie définie par le président de la République le 3 mars, au début du conflit au Proche et au Moyen-Orient, n’a pas évolué. Tout d’abord, nous sommes là pour protéger les intérêts de nos 400 000 ressortissants présents dans cette zone et pour protéger nos propres intérêts, en particulier nos emprises. Ensuite, toujours dans le cadre de la protection que nous leur devons, et de manière exclusivement défensive, nous accompagnons les partenaires avec lesquels nous avons conclu des accords de défense. Enfin, par la voie diplomatique, nous devons restaurer la liberté de navigation, c’est-à-dire, d’une certaine manière, le respect des traités. Voilà quelle est précisément la stratégie de notre pays, que rien n’a fait bouger à ce stade – j’insiste sur ce point.

Je voudrais revenir tout d’abord sur les restes à payer. Par définition, nous le savons tous, les commandes que l’on passe se paient sur le long terme. Il est donc normal qu’il y ait des restes à payer. Prenons l’exemple d’un porte-avions. Si on le commande en 2025, il sera mis à l’eau en 2038 et il est par conséquent logique d’étaler les paiements entre 2025 et 2038. Le sénateur de Legge ne dit pas autre chose : les restes à payer augmenteront jusqu’à l’exercice 2028, avant de baisser significativement parce que le volume des commandes commencera lui aussi à baisser et que les paiements déjà réalisés auront été d’un montant élevé.Pour ce qui est de la marge frictionnelle, il est vrai que 5 milliards représentent beaucoup d’argent, mais il faut les rapporter aux 400 milliards d’euros ! Dans la vie des différents programmes et sur une période qui s’étale entre 2024 et 2030, une telle somme fait partie des aléas, entre les programmes que l’on garde et ceux auxquels on renonce, ceux qui avancent et les autres qui stagnent.Madame Hervieu, je suis d’accord avec vous pour dire que notre niveau de dépendance doit baisser, notamment vis-à-vis des États-Unis. C’est en ce sens, je l’ai expliqué tout à l’heure, que nous avons préféré acquérir des GlobalEye plutôt que des Awacs, de même que nous avons étudié le remplacement des C-130H par des A400M. On peut donc considérer que votre amendement est partiellement satisfait dans les faits.Vous évoquez la construction d’une architecture de défense européenne autonome. En l’espèce, cela dépend aussi de la dynamique de nos partenaires et de leur souhait de s’inscrire dans cette démarche.Cela ne dépend pas seulement du gouvernement français. Telles sont les raisons pour lesquelles je donne un avis défavorable à cet amendement.

Même avis.

Je partage l’analyse de M. le rapporteur. Au surplus, la deuxième partie de l’article 15 précise que le président de la République préside les conseils de défense, lors desquels l’ensemble de ces sujets sont évoqués. Avis défavorable.

En 2026, quels sont les effets visibles de la LPM ? La livraison de missiles air-air d’interception, de combat et d’autodéfense (Mica) remotorisés, de missiles mer-mer Exocet, de missiles surface-air Aster 30 et de missiles sol-air Mistral 3, la commande de 2 satellites d’observation dans le cadre du programme Iris2 – infrastructure de résilience et d’interconnexion sécurisée par satellite –, la livraison de 345 véhicules Scorpion, la commande de 736 véhicules Scorpion supplémentaires, la livraison de 21 chars Leclerc rénovés, la commande de la cinquième frégate de défense et d’intervention, la commande d’un bâtiment hydrographique de nouvelle génération et des drones associés. Je ne vais pas continuer la liste mais, pour moi, ce sont bien des effets visibles concrets, pour l’exercice 2026. Je pense que nos militaires apprécieront. Avis défavorable sur ces amendements.

Je comprends parfaitement ce qui motive cet amendement. Nous le répétons tout au long de nos débats : notre BITD doit être pleinement mobilisée. Les chiffres montrent que notre défense a pour premier fournisseur l’industrie française – nous parlons de 240 000 emplois – et européenne. Votre amendement est donc satisfait. Je vous demanderai de le retirer, faute de quoi je lui donnerai un avis défavorable.

Mon analyse est la même que celle du rapporteur. Nous avons beaucoup parlé de l’évolution de notre base industrielle et technologique de défense. Notre BITD se nourrit des retours d’expérience des Ukrainiens et des travaux que nous menons avec eux. Mon avis est donc doublement défavorable, d’une part, parce que la sécurité de l’Ukraine, c’est la sécurité de l’Europe ; d’autre part, parce que les échanges d’expérience permettent à nos armées d’évoluer et de progresser – c’est essentiel.

Je m’inscris dans les pas du rapporteur : vous disposez d’un rapport détaillant l’exécution de la LPM sur les deux premiers exercices. Vous y remarquerez qu’elle a été exécutée à l’euro près la première année, et qu’elle a été abondée d’1 milliard l’année suivante. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le gouvernement exécute ce que vote le Parlement et que nous respectons ses missions.Avis défavorable.

Vous connaissez le principe de l’annuité budgétaire : chaque projet de loi de finances fait l’objet d’une discussion dans cet hémicycle.

Un autre principe budgétaire empêche d’affecter une ressource à une dépense.Avis défavorable.

Tout à l’heure, monsieur Lachaud, vous avez évoqué un sondage selon lequel 68 % des Français seraient contre l’augmentation des dépenses de défense.

Pour ma part, je peux vous citer un sondage Ipsos du 6 mars 2025 – j’ai pour habitude de donner des références précises, afin que chacun puisse vérifier – qui indique que 68 % des Français sont favorables à une augmentation du budget de la défense. (Applaudissements sur les bancs du groupe EPR, sur plusieurs bancs du groupe Dem et sur les bancs des commissions. – M. Michel Criaud applaudit également.)

Dans le prolongement des propos du rapporteur, je tiens à préciser que, jusqu’à présent, 750 millions d’euros étaient prévus pour les Opex et que nous sommes passés à 1,2 milliard ; 2026 est une année particulière puisque, comme j’ai eu déjà l’occasion de le dire, 250 millions ont été pris sur le budget des armées au moment du bouclage de la loi de finances, une lettre du premier ministre m’indiquant que 250 millions supplémentaires seront par conséquent versés audit budget en fin d’année. C’est la raison pour laquelle 1,45 milliard est prévu pour les Opex au titre de l’exercice 2026. Et, comme vient de le rappeler le rapporteur, la LPM 2024-2030 prévoit – en son article 5 – que si nous dépassons le montant provisionné, nous bénéficions alors de la solidarité interministérielle. Rien n’empêche ensuite, lors de la discussion de chacune des lois de finances, d’aller plus loin si nécessaire puisque chaque année, une loi de finances revoit l’ensemble des différentes enveloppes.

Je l’ai été.

Vous proposez d’intégrer la politique énergétique dans la stratégie de défense et dans la préparation opérationnelle. Comme vient de le dire M. le rapporteur, nous avons renforcé depuis 2024 la gouvernance et les actions en faveur de la construction d’une défense qui soit réellement durable. Pour parvenir à cet objectif, il s’agit évidemment de réduire notre dépendance aux produits pétroliers et d’intégrer les atouts de la transition énergétique, notamment en recourant aux nouvelles technologies de l’énergie, à l’électrification et aux carburants de synthèse. Nous sommes clairement engagés dans l’élaboration et dans la mise en œuvre d’une vraie politique énergétique, l’idée étant évidemment que les gains opérationnels, logistiques et stratégiques puissent non seulement être réalisés mais aussi et surtout mesurés. Je suis sûre que dans le cadre de l’activité de contrôle du Parlement, vous ne manquerez pas, madame la députée, de le vérifier. C’est la raison pour laquelle je vous demande de retirer cet amendement, que je considère comme satisfait.

L’alinéa 6 indique que l’actualisation de la loi de programmation militaire vise à permettre à la France de préserver sa souveraineté. La dissuasion, clef de voûte de la politique de défense, sera ainsi modernisée et renforcée. Il pourrait être pertinent de créer un nouvel alinéa pour évoquer un autre effort programmé, mais qui est partagé entre Européens : l’accroissement des capacités à communiquer et à échanger des informations. Le gouvernement s’en remet à la sagesse de l’Assemblée.

Même avis, pour les mêmes raisons.

Sagesse.

Madame la présidente Chatelain, le gouvernement souhaite aller exactement dans le même sens que vous. L’objectif est d’être le plus souverain possible.Avis favorable.

Monsieur Pribetich, vous avez raison de soulever ce problème, qui est suivi de très près par le comité d’éthique de la défense, lequel défend évidemment la nécessaire présence d’un humain auprès de tout système d’armes létales autonomes. Il s’agit effectivement d’une doctrine à construire, qui concerne un enjeu majeur, pour lequel je partage votre préoccupation.

Oui, les outre-mer représentent un enjeu stratégique pour notre pays, leur accompagnement et leur défense aussi. Le rapporteur vient de rappeler la somme de 13 milliards qui figurait dans la LPM. Au-delà de cette somme, il faut considérer les mesures qui ont été mises en œuvre depuis l’adoption de cette loi – je les ai mentionnées et je pourrai y revenir : le déploiement de 1 100 militaires supplémentaires, 44 % du renfort ayant été apporté en deux ans ; celui des patrouilleurs outre-mer (POM), qui s’échelonnera jusqu’en 2027, trois des six bâtiments étant déjà déployés ; celui des hélicoptères de manœuvre Caracal en Guyane et des hélicoptères Cougar à La Réunion – je ne vais pas faire un catalogue.Je ne prétends pas que tous les problèmes seraient réglés. Au contraire, j’ai par exemple reçu très longuement la députée Youssouffa pour échanger sur la situation à Mayotte, où il faut continuer l’effort, notamment en implantant de nouveaux radars de surveillance – il s’agit d’ailleurs d’un enjeu commun à mon ministère et à celui de l’intérieur.Au-delà des généralités sur « les outre-mer ! les outre-mer ! », il importe de nous demander quelles réponses concrètes nous sommes capables d’apporter les uns et les autres, en procédant à la fois de façon interministérielle et territoire par territoire. En effet, il ne faut pas perdre de vue que les besoins ne sont pas les mêmes d’un territoire à un autre, de sorte qu’il est essentiel de s’adapter aux attentes de chacun de nos outre-mer.Pour toutes ces raisons, j’émettrai un avis défavorable sur l’amendement.

C’est grave que l’on puisse envisager de traiter les territoires selon leur nombre d’habitants. C’est inquiétant pour les territoires qui ont très peu d’habitants ou qui en perdent. Je refuse cette possibilité, parce qu’il est indispensable que l’on prenne en considération la spécificité de chaque territoire, et parce que la République étant une et indivisible, c’est à l’échelle du territoire que la réponse doit se faire. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes EPR et Dem ainsi que sur les bancs des commissions.) J’ose espérer que la LPM ne se fera pas en fonction des tracts électoraux des uns et des autres et des voix qu’ils espèrent récolter dans tel ou tel département. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes EPR et Dem ainsi que sur les bancs des commissions.)

Ça viendra ! (Sourires.)

C’est vrai !

Je me permets, monsieur le député, de signaler qu’un engagement dans l’armée n’est pas forcément un pis-aller.

Nombreux sont les soldats à venir des territoires d’outre-mer. Par exemple, la marine utilise les moyens auquel vous avez fait allusion pour investir dans les ports. L’activité maritime est créatrice d’emplois dans les outre-mer, autant pour les civils que pour les militaires.

J’irai dans le même sens que M. le rapporteur, tout en complétant ses propos.Une stratégie a été établie à partir de la feuille de route 2024-2030 du SSA. Elle prévoit la mise en œuvre de mesures catégorielles : l’augmentation, dès cette année, du nombre d’élèves par promotion dans les écoles de formation initiale, le renforcement du recrutement par l’intégration annuelle de 125 élèves praticiens et de 120 élèves infirmiers ainsi que le ciblage des jeunes et professionnels de santé qui seraient attirés par l’engagement militaire.J’insiste sur le volet infrastructures : la création du rôle 3, le nouvel hôpital interarmées de Marseille, les investissements dans l’architecture numérique totalement renouvelée du service de santé des armées.Le service de santé des armées est un atout. Il a fait la preuve de son excellence et de sa capacité à répondre aux crises. J’ai eu l’occasion, en commission, de rappeler ce qui a été fait, par exemple, lors d’un drame tel que celui survenu à Crans-Montana et de souligner la capacité du service à accueillir de nombreux blessés dans ce moment de crise vécu par les Suisses. Je réitère la reconnaissance de la nation à l’ensemble des équipes du service de santé des armées.Avis défavorable.

Monsieur le député, la France, en tant que nation hôte, est en discussion avec l’Otan.

Je l’ai dit : nous sommes parfaitement conscients des besoins que vous avez signalés, monsieur Limongi. La mission d’information que vous avez conduite avec la députée Thillaye a fourni sur ce point des enseignements très intéressants.Au-delà des enjeux de souveraineté dans les territoires ultramarins, l’actualisation de la programmation militaire vise à accélérer la réalisation de ses ambitions. À cette fin, plusieurs mesures, mentionnées à l’alinéa 76, sont prévues : des patrouilleurs hauturiers renforceront les capacités prépositionnées dans les outre-mer, la flotte des A400M sera étoffée, ce qui améliorera nos capacités de projection et des radars de surveillance opérés par le ministère de l’intérieur seront installés.L’effort doit être fourni par le ministère des armées, c’est évident, mais il doit également l’être en interministériel, car c’est ainsi que nous pourrons continuer à avancer.Avis défavorable.

Non !

Il ne s’agit pas de « se contenter ». Vous évoquez la nécessité d’aller d’un territoire à l’autre : l’avion A400M répond à ce besoin de projection. Les frégates de type Floréal conservent tout leur potentiel et pourront donc être encore utilisées. Quant à la construction des navettes hauturières, elle a été repoussée d’un an – pas aux calendes grecques !Des efforts sont faits. Certes, il faudra les poursuivre, mais on ne peut pas soutenir que la programmation est vide !

Si !

Pour l’instant, il y en a encore !

Nous pouvons être en désaccord sur certains points, mais je ne vous laisserai pas dire que les armées ne peuvent pas organiser d’évacuations sanitaires ! Ce dont nous avons besoin, ce sont d’appareils adaptés aux spécificités de chaque territoire.Je parle des A400M, car pour parcourir certaines distances, ces appareils sont nécessaires. Pour d’autres trajets, on utilise des Casa ; pour l’heure, on en fabrique encore et lorsqu’un programme de remplacement devra être engagé, il sera inscrit dans une nouvelle loi de programmation.Nous savons tous que la présente LPM ne peut pas répondre à tous les problèmes. Toujours est-il que nous sommes capables d’organiser les évacuations sanitaires lorsqu’elles sont nécessaires – et c’est heureux.

Je le répète : la protection des outre-mer est une priorité. C’est une priorité de la stratégie de défense nationale et j’ai, pour le démontrer, rappelé les effectifs affectés outre-mer et les réalisations permises dans ces territoires depuis l’adoption de la LPM en 2023.Un deuxième A400M sera basé en Nouvelle-Calédonie, tandis que Mayotte accueillera une deuxième vedette.Nous voulons aller plus loin et faire plus, et ce n’est pas parce qu’il faut poursuivre nos efforts qu’on peut prétendre que rien n’est fait, que ce soit dans le cadre de la LPM ou dans celui de son actualisation.Pour ces raisons, mon avis est défavorable.

Ils seront remplacés !

Monsieur Lachaud, ce programme est déjà lancé : il s’appelle Atasm – avion de transport d’assaut du segment médian !

Même avis.

Même avis.

Rien à voir avec l’amendement !

Je partage l’excellente explication de M. le rapporteur.J’entends votre question, monsieur Sitzenstuhl, mais substituer « rendre effective » à « accélérer » reviendrait à ignorer les changements importants intervenus depuis le vote de la LPM, notamment l’augmentation des cadences et les investissements engagés. « Accélérer » signifie simplement qu’il s’agit de faire davantage ce que nous avons commencé à faire. Bien que nos débats démontrent la volonté des parlementaires d’aller plus vite, plus loin, plus fort, nous avons déjà témoigné de notre engagement à consentir des efforts au profit de nos armées. C’est la raison pour laquelle je vous invite à retirer votre amendement ; à défaut, l’avis du gouvernement serait défavorable.

Rappelons quelques chiffres à propos des commandes d’armement dans notre pays, pour répondre à ceux qui prétendent qu’elles n’existent pas ou qu’elles seraient uniquement le fait de demandes étrangères : nous avons atteint 14 milliards d’euros de commandes en 2024, puis 20 milliards en 2025 et 31 milliards en 2026 – ces montants s’entendent hors dissuasion.Nous avons ainsi multiplié les commandes de Mistral par deux et demi, celles de canons Caesar par deux, celles de radars Thales par trois et celles de corps d’obus par dix. Nous avons donc déjà augmenté les cadences, depuis que le Parlement a adopté la loi de programmation militaire. C’est ce qu’il faut retenir.

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).