Discours du 9 septembre 2025
Céline Imart · Gaza au point de rupture: action de l’Union pour combattre la famine, urgence de la libération des otages et progrès vers une solution fondée sur la coexistence de deux États (débat)
Madame la Présidente, Madame la Haute représentante, 703 jours. 703 jours depuis que le Hamas a arraché des civils à leur vie lors d'un attentat d'une brutalité sans précédent. 703 jours d'angoisse insoutenable pour les familles et 703 jours que nous martelons, avec mes collègues du groupe PPE, la même exigence: la libération immédiate des otages, incontournable pour toute négociation.
Pourtant, pendant ce temps, certains pays comme le mien ont choisi de reconnaître l'État de Palestine, mais les conditions ne sont pas encore réunies, car ce sont, en reconnaissant l'État de Palestine, les massacres du 7 octobre qu'on valide.
La reconnaissance de l'État de Palestine devrait être envisagée après la libération des otages israéliens, avec un apport effectif de l'aide humanitaire à la population de Gaza et l'instauration d'un cessez-le-feu de part et d'autre.
L'Europe ne peut pas négocier sous la menace des armes. La reconnaissance mutuelle des deux États est indispensable, mais vouloir bâtir cela au milieu du chaos, c'est une folie qui compromettrait la crédibilité et l'unité de l'Europe. L'heure n'est plus à la diplomatie des bons sentiments. Nous devons mobiliser notre énergie pour une seule priorité: la libération des otages et la fin de la souffrance de tous les civils.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.