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Discours du 7 octobre 2025

Céline Imart · Politique agricole commune (discussion commune)

Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, je vous remercie pour vos apports à ce débat sur l'OCM, que je prends bien évidemment en compte, que ce soit sur la contractualisation obligatoire, les dérogations interprofessionnelles ou les relations avec les coopératives. Je me focaliserai dans ma réponse sur les interpellations constantes du groupe des Verts/ALE, en leur faisant peut-être deux petits rappels sur le fonctionnement normal d'une démocratie.

Premièrement, j'explique au groupe des Verts/ALE que, dans une démocratie, il est normal et même sain d'avoir des désaccords entre les différents groupes. En revanche, cela ne nous autorise en aucun cas à mentir dans le débat. Je crois fondamentalement que l'honnêteté et l'élégance sont des valeurs importantes dans la vie, mais aussi en politique. Ainsi, quand j'entends la mauvaise foi avec laquelle M. Waitz et Mme Strolenberg – qui a malheureusement quitté l'hémicycle – parlent de ma supposée volonté de boycotter ou d'interdire les protéines végétales, je tiens à dire que c'est un mensonge. Je ne souhaite en aucun cas interdire les ersatz de viande à base de produits de laboratoire ou de végétaux. Simplement, je ne veux pas que ceux-ci puissent bénéficier des appellations de viande, qui sont destinées, selon moi, à promouvoir la qualité du savoir-faire de nos éleveurs et à être extrêmement transparentes avec le consommateur.

Deuxièmement, petite leçon de démocratie à destination de M. Everding: ce ne sont pas les juges qui font la loi. Les membres de la Cour de justice de l'Union européenne rendent des jugements sur la base de la loi, et la loi est écrite par les parlementaires. C'est ce que l'on appelle la séparation des pouvoirs. Le Parlement et le Conseil sont les colégislateurs qui écrivent la loi, et la Cour de justice juge sur la base de ces textes.

Enfin, sur les dénominations liées à la viande, je souligne une forme d'hypocrisie de la part de ceux qui passent leur temps à dénoncer une prétendue «industrie de la viande» et qui sont bien souvent les premiers défenseurs des géants agroalimentaires qui produisent des substituts végétaux ultra-transformés et qui, demain, seront aussi aux avant-postes pour commercialiser des substituts de laboratoire. Cette bataille n'est pas qu'une querelle sémantique; c'est un combat pour la transparence, pour le respect des éleveurs et pour notre souveraineté alimentaire.

Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.