Discours du 4 février 2026
Charles Fournier · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°141
Le mot d’idéologie a dû être prononcé une quinzaine de fois…
Idéologique !
Mme Royal n’est pas de notre parti.
Parce que le nucléaire ne coûte rien ?
Ce n’est pas si clair…
Laquelle ?
Sans cela, il n’y aura plus d’économie !
Que faut-il faire, alors ?
Laquelle ?
Laquelle ?
Laquelle ?
Vous n’avez rien dit ! Aucune idée !
Ben oui !
Monsieur le ministre, vous avez quelque peu caricaturé la rédaction de l’amendement. Relisez-le ! La sobriété n’est pas présentée comme le seul principe central de la méthode d’action – on pourrait tout aussi bien écrire « un principe central ». L’amendement précise que cette sobriété doit être compatible avec l’accès aux services essentiels ; il mentionne une planification, donc un accompagnement de nos entreprises, de notre société, dans ces transformations.Je regrette que, finalement, le débat autour de la sobriété n’ait sérieusement eu lieu que lorsque nous avons été menacés de manquer d’électricité, de blackout ; depuis, il a disparu de la sphère politique. Il faudrait l’inscrire dans le dur, en tant qu’ambition permanente et non passagère : c’est à ce prix que nous réussirons la transition énergétique. En revanche, inclure la règle verte, concept très pertinent mais dénué d’existence européenne, poserait un problème de rédaction. Modifions ce dernier point et conservons la sobriété comme l’un des piliers des stratégies de transition énergétique !
Une nouvelle fois, l’amendement vise à compléter le texte, non à récapituler tout ce qu’il conviendrait d’y inscrire ! Vous considérez que les politiques nationales sont à la hauteur, mais nous examinons une proposition de résolution européenne ; par conséquent, y inclure la biodiversité reviendrait à insister sur nos ambitions en la matière.Il est particulièrement important de le faire dans le contexte actuel : les puits naturels de captation du carbone – notamment les zones humides – se réduisent et nous avons besoin de leur redonner toute la place.Le véritable risque réside dans le développement de l’idée selon laquelle nous pourrions séquestrer et capter le carbone pour remplacer ces puits naturels. Je m’en inquiète.Sans nier qu’une part de ces solutions puisse être possible, s’engager sur ce terrain revient à laisser entendre que nous pourrions continuer à émettre des gaz à effet de serre sous prétexte qu’ils seraient ensuite captés et séquestrés. Pour les générations futures, ce serait évidemment une catastrophe.Il faut inscrire la biodiversité dans cette proposition de résolution.
La Colombie a proposé que la France assure la coprésidence du sommet de Santa Marta pour la sortie des énergies fossiles. À ce jour, il n’y a pas eu de réponse. Prenez-vous l’engagement que la France coprésidera cette conférence, monsieur le ministre ? Ce serait là un engagement concret en faveur de la sortie des énergies fossiles.
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).