Discours du 10 février 2026
Charlotte Parmentier-Lecocq · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°143
La santé environnementale est une préoccupation majeure du gouvernement et de la ministre de la santé. Nous construisons notre politique de prévention avec pragmatisme et en se fondant sur des éléments factuels. Concernant les pesticides, nous avons renforcé le dispositif national de surveillance, avec un contrôle élargi des métabolites pertinents présents dans l’eau destinée à la consommation humaine. Les agences régionales de santé assurent un suivi strict des non-conformités. Nous appuyons les stratégies de réduction des usages en lien avec l’expertise scientifique, qui est – pour vous répondre clairement – indépendante.La protection sanitaire guide chacune des décisions du gouvernement. La protection des captages d’eau potable est aussi une priorité absolue. Face aux pollutions diffuses, nous privilégions l’action préventive à l’échelle des aires d’alimentation de captage. L’objectif est clair : mobiliser pleinement l’arsenal réglementaire, sécuriser les captages les plus sensibles et éviter des traitements coûteux supportés par les usagers.Au sujet de la tribune que vous évoquez, les discussions qui se tiennent au niveau européen sur le paquet omnibus relatif à la sécurité des aliments font l’objet d’une attention particulière et d’une vigilance constante de la part de la France. Nous défendrons un niveau élevé de protection sanitaire qui n’entraîne aucun affaiblissement des garanties existantes. Notre ligne n’a pas varié : prévention à la source, exigence et indépendance scientifiques, protection durable de la ressource en eau.
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).