Aller au contenu
vie-politique.fr

Discours du 22 janvier 2025

Chloé Ridel · La répression systématique des droits de l'homme en Iran, notamment les cas de Pakhshan Azizi et Wrisha Moradi, et la prise en otage de citoyens de l'Union

Madame la Présidente, Cécile Kohler est professeure de français. Jacques Paris est professeur de mathématiques à la retraite. Olivier Grondeau est un voyageur aguerri et amoureux de la culture iranienne. Il a mon âge, 33 ans. Il y a plus de deux ans, Cécile, Jacques et Olivier ont été arrêtés brutalement au cours d’un voyage touristique en Iran. Depuis, ils sont emprisonnés par le régime iranien sur la base de fausses accusations de complot contre la République islamique et d’espionnage.

Pas de procès, pas de preuves, et des conditions de détention qui s’apparentent à de la torture: placés à l’isolement dans des cellules sans meubles, sans fenêtres, éclairées et surveillées vingt-quatre heures sur vingt-quatre, où ils vivent et dorment à même le sol. Ils ne peuvent en sortir que trois fois par semaine pendant trente minutes pour prendre l’air. Pourquoi subissent-ils cette mort lente? Pour rien: nos compatriotes sont retenus en otage, ni plus ni moins.

Ils sont utilisés par le régime iranien comme un instrument de chantage contre nous. Voilà le modus operandi d’un régime qui n’a aucun respect pour la vie et qui tue ses enfants quotidiennement. Je ne peux pas imaginer ce que ressentent Cécile, Jacques et Olivier depuis le fond de leur prison, sans perspective d’en sortir, mais je peux ici appeler à ce que l’Union européenne demande leur libération immédiate et sans condition. Pour Cécile, pour Jacques, pour Olivier.

Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.