Discours du 2 avril 2025
Chloé Ridel · Modifications récentes de la législation en Hongrie et conséquences pour les droits fondamentaux (débat)
Madame la Présidente, hier, Viktor Orbán accueillait amicalement en Hongrie Benyamin Netanyahou, sous mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité. Lundi, Viktor Orbán soutenait Marine Le Pen, condamnée par la justice française pour avoir détourné l'argent public de ce parlement au profit de son parti politique. Il y a deux semaines, Viktor Orbán faisait adopter une loi qui interdit purement et simplement l'organisation de la marche des fiertés à Budapest: c'est une violation flagrante du droit de réunion, de manifestation, et un crachat à la figure des personnes qui souffrent d'être discriminées en raison de ce qu'elles sont.
Et après vous osez vous revendiquer de la liberté et de la liberté d'expression. Mais quelle lâcheté, quelle faiblesse même! Vous interdisez parce que vous paniquez. Orbán veut la paix avec Poutine, mais il mène une guerre contre la dignité humaine, contre le savoir, contre la liberté.
Ce parlement doit condamner avec force les agissements de cet autocrate en rupture avec tout ce pour quoi les peuples européens se sont battus depuis le siècle des Lumières: la liberté, le progrès, l'égalité et la dignité humaine.
M. Orbán, nous ne vous laisserons pas faire. Nous refusons votre idéologie moyenâgeuse et nous ne reculerons pas sur les droits acquis, sur l'avortement, sur la contraception, sur les droits des personnes trans et homosexuelles, sur la liberté.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.