Discours du 21 mai 2025
Chloé Ridel · La réponse de l'UE pour faire face au projet du gouvernement israélien de prendre le contrôle de la bande de Gaza ainsi que pour garantir l'acheminement effectif de l'aide humanitaire et la libération des otages (débat)
Madame la Présidente, chers collègues, les plans du gouvernement israélien à Gaza sont clairs: le but de l'armée israélienne n'est pas de libérer les otages israéliens du Hamas, mais de détruire le peu qu'il reste de la bande de Gaza et de l'occuper pour en chasser le plus possible de Palestiniens.
Chaque jour, une centaine de Palestiniens sont tués, dont une majorité de civils, de femmes et d'enfants. S'ils ne meurent pas sous les bombes, ils meurent de faim ou par manque de soins, parce que l'aide humanitaire est bloquée depuis début mars. 14 000 bébés pourraient mourir dans les prochains jours si la nourriture n'arrive pas.
M. Netanyahou peut être arrêté. Il peut l'être si les États-Unis, l'Europe et les États arabes prennent leurs responsabilités. Or, l'Union européenne, depuis un an et demi, s'est tue et n'a rien fait. Les images des enfants de Gaza devraient nous hanter, mais il y a trop de gens ici qui ont l'humanisme à géométrie variable. Aujourd'hui, ce n'est pas de vagues appels à respecter le droit international dont nous avons besoin, mais d'actions.
Il faut agir, suspendre et pas simplement réviser l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël. Il faut sanctionner les responsables du gouvernement israélien, décréter un embargo sur les armes, faire en sorte que les pays de l'Union européenne reconnaissent enfin l'État de Palestine. Le monde nous regarde, l'histoire nous regarde. Agissons!
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.