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Discours du 17 juin 2025

Chloé Ridel · Rapport 2024 de la Commission sur l’état de droit (débat)

Madame la Présidente, chers collègues, alors que nous discutons aujourd'hui du rapport de l'Union européenne sur l'état de droit, je voudrais vous parler d'un phénomène qui menace l'état de droit et la démocratie: la corruption. La corruption ressemble à un iceberg. Une toute petite partie seulement est visible et une toute petite partie des fautifs sont condamnés.

Cette semaine encore, en France, nous avons appris que Rachida Dati, actuellement ministre, avait perçu 300 000 euros de l'entreprise GDF Suez alors qu'elle siégeait ici même comme député au Parlement européen et que, dans le même temps, elle défendait les intérêts du secteur gazier et qu'elle freinait les investissements dans les énergies renouvelables en toute impunité.

Si la corruption perdure, c'est parce que nous n'avons pas assez de règles pour prévenir les conflits d'intérêts, pour faire la transparence sur les collusions avec les lobbys, sur le financement des partis politiques ou encore pour renforcer les moyens de la justice. C'est pour cela que nous négocions actuellement une directive européenne contre la corruption qui va mettre des règles.

Mais cette directive, les États font tout pour en réduire l'ambition. C'est l'Italie de Giorgia Meloni qui bloque l'adoption de cette directive en refusant par exemple que l'abus de fonction y soit puni comme un crime. L'abus de fonctions, je le rappelle, c'est un élu qui attribue un marché public à une entreprise amie sans procédure transparente. Voilà ce que défend l'extrême droite européenne aujourd'hui autour de Giorgia Meloni. Voilà ce qui fait qu'en 2025, nous devons toujours nous battre contre l'impunité des délinquants en col blanc...

Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.