Discours du 17 février 2025
Christelle Petex · Session ordinaire 2024-2025 · séance n°103
Cet amendement de mon collègue Vincent Descoeur vise à revenir sur cette interdiction anticipée, invraisemblable à plus d’un titre.On a déjà parlé des ménages, pour certains desquels l’acquisition d’un véhicule électrique est inenvisageable. J’insisterai surtout sur les enjeux industriels. La situation de nos industries est très compliquée – vous le savez bien, monsieur le président, vous qui avez été ministre chargé de l’industrie et proche de l’industrie du décolletage en Haute-Savoie. Comment demander aujourd’hui aux industries de s’impliquer davantage alors que, depuis des années, elles font tout pour évoluer et s’adapter ? L’industrie automobile est aujourd’hui en péril et, malgré la volonté des acteurs d’évoluer vers la fabrication de véhicules électriques, il est impensable de les obliger à y parvenir dès 2035.D’ailleurs, certains pays comme l’Allemagne sont en train de revoir leurs positions sur le tout-électrique, avec l’idée qu’il ne serait pas inintéressant, comme pour les énergies, d’envisager un modèle fondé sur la complémentarité entre les différents types de véhicules.En effet, on vante la dimension écologique des véhicules électriques mais il faut prendre en considération l’empreinte écologique globale de leur fabrication, tout comme la quantité de métaux qu’elle demande et dont nous manquons.Je ne vois pas comment nous pourrons faire face à la demande si la date de transition est avancée comme le propose cet article. C’est pourquoi nous demandons sa suppression.
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).