Discours du 12 mai 2026
Christian Girard · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°230
Le soutien public à la décarbonation du transport maritime doit être proportionné aux efforts et aux investissements consentis. En prévoyant un taux de suramortissement très élevé – comme cela vient d’être souligné –, même pour des équipements relevant d’une propulsion vélique simplement auxiliaire, le texte ne distingue pas les projets soutenus selon leur niveau d’ambition environnementale.Par cet amendement, nous proposons donc d’encourager les acteurs aux pratiques les plus écologiques en ajustant les taux, afin de mieux les proportionner au niveau réel d’intégration de la propulsion vélique.
Je soutiendrai l’amendement. Bon nombre d’arguments contre se comprendraient s’il tendait à réserver les crédits du fonds exclusivement au transport vélique. Or ce n’est pas le cas puisqu’il s’agit simplement d’accorder le financement à cette filière en priorité, sans qu’il soit question d’exclure les autres modes décarbonés qui resteront toujours éligibles aux crédits alloués dans le cadre de l’ETS.Accorder une priorité au secteur vélique est légitime. Le vent présente des avantages : il permet de réduire les besoins en énergies complémentaires lesquelles, même quand elles sont verdies, ont des inconvénients. Par exemple, l’électricité dont on peut avoir besoin aura nécessité d’être transformée au préalable pour servir au transport maritime, ce qui aura eu pour conséquence de gaspiller une partie de l’énergie dans le processus de conversion.Si l’on veut mener une politique de décarbonation efficace, il faut hiérarchiser les financements. C’est la seule solution pour aboutir à ce que le transport maritime soit neutre en 2050.
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).