Discours du 16 décembre 2024
Christophe Bay · Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Monsieur le Président, en emprisonnant à l’âge de 75 ans le grand écrivain francophile et esprit libre qu’est Boualem Sansal, le gouvernement algérien confirme sa volonté de détériorer davantage ses relations avec la France. Ce geste confirme, hélas, le caractère totalitaire du régime qui sévit à Alger depuis 1962. Cette arrestation constitue la réponse que l’Algérie a cru trouver à la reconnaissance par la France de la souveraineté du Maroc sur le Sahara-Occidental. Il s’agit là, de la part de l’État algérien, de lâches et scandaleuses représailles.
«Mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur de ce monde», avait dit l’Algérois Albert Camus, un auteur que Boualem Sansal, son voisin dans le quartier de Belcourt, dit adorer. Il convient dès lors que l’Assemblée condamne avec la plus grande fermeté cette voie de fait et qu’elle exige la libération immédiate de Boualem Sansal. Je demande en outre à la Commission et au Conseil de prendre les mesures qui s’imposent vis-à-vis de l’Algérie. L’Algérie a plus besoin de nous que nous n’avons besoin d’elle.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.