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Discours du 21 octobre 2024

Christophe Clergeau · Interventions d’une minute (article 179 du règlement intérieur)

Monsieur le Président, chers collègues, jeudi matin, j’étais dans ma ville de Nantes, aux côtés des salariés de General Electric, qui s’apprête à supprimer près de 400 emplois dans son usine et son centre de recherche-développement consacrés à la production d’éoliennes maritimes.

Il y a plus de dix ans, alors que j’étais vice-président de ma région, j’avais œuvré à la naissance de cette filière et montré aux citoyens que l’écologie pouvait créer des centaines d’emplois: d’ouvriers, de techniciens et d’ingénieurs. Aujourd’hui, je vois ces emplois disparaître parce que l’Europe et la France sont incapables de développer des projets éoliens en mer à un tarif qui permettrait de rémunérer une chaîne de valeur et des emplois européens, incapables d’imposer un contenu européen là où il y a pourtant un soutien public important.

Nos usines risquent de fermer alors que nous en aurons besoin pour équiper les nouveaux parcs éoliens en mer. Pendant ce temps, les Chinois construisent des usines en Écosse et en Italie pour assembler des éoliennes essentiellement fabriquées en Chine. Nous parlons de politique industrielle et de compétitivité, mais, dans la vie réelle, nous laissons s’effondrer les filières des industries vertes et nous sacrifions les emplois.

L’Europe va-t-elle enfin se réveiller, ou va-t-elle s’enferrer dans ce lent suicide collectif? Il est temps de réagir et de lutter.

Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.