Discours du 9 juillet 2025
Christophe Gomart · Nécessité urgente de protéger les minorités religieuses en Syrie, à la suite de l'attentat terroriste récemment perpétré contre l'église Mar Elias à Damas
Monsieur le Président, chers collègues, à plusieurs reprises, en plénière, j’ai alerté. Un nouveau massacre ciblant une minorité a eu lieu en Syrie, sous la présidence d’Ahmed al-Charaa, ancien chef terroriste islamiste issu d’Al-Qaida. Les experts en contre-terrorisme sont formels: les terroristes islamistes n’avouent pas et ne se repentent pas. Je suis sans doute l’un des rares ici à les avoir combattus directement.
Après les Kurdes et les alaouites, ce sont les 400 000 chrétiens de Syrie qui sont visés. Aux persécutions quotidiennes s’ajoute donc ce terrible attentat-suicide du 22 juin, commis dans une église bondée, à Damas même, et qui a fait 25 morts – dont plusieurs enfants – et de très nombreux blessés. Les chrétiens ont toutes les raisons de ne pas se sentir protégés dans le quatrième pays le plus corrompu de la planète, qui a pour dirigeants d’anciens terroristes islamistes – lesquels n’ont ni exprimé de regret ni admis leur responsabilité.
Malgré tout cela, l’Union européenne, dans sa grande générosité, ne regrette pas d’avoir versé, en mars, 2,5 milliards d’euros en un week-end pour le développement économique du pays. Or, qui peut ignorer la pyramide de Maslow? Il n’y aura pas de développement économique en Syrie sans avoir satisfait les besoins du pays en matière de sécurité.
J’appelle donc à adapter notre relation à la réalité du terrain. Nous devons accélérer la tenue d’élections démocratiques afin d’aider à la mise en place d’un homme de paix, au lieu de soutenir un terroriste. N’oublions pas qu’al-Charaa, alias Abou Mohammed al-Joulani, et son gouvernement sont des terroristes, avec beaucoup de sang sur les mains.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.