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Discours du 8 janvier 2026

Christophe Mongardien · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°107

Nous avons le plaisir de nous réunir ce jour, à l’initiative du groupe Ensemble pour la République, pour réfléchir ensemble à la décarbonation des mobilités. La conférence de financement des mobilités a récemment souligné le besoin d’une réelle transition du secteur des transports : il y a urgence à rénover et à moderniser le réseau ferroviaire, abîmé par des décennies de sous-investissement. Depuis l’an 2000, le volume du fret ferroviaire a diminué d’environ 43 %. Cette contraction s’est récemment amplifiée : ces cinq dernières années, le transport ferroviaire de marchandises a diminué de 2,8 % par an en moyenne en France. Cependant, le mode combiné progresse : il est devenu le segment de marché le plus porteur pour le développement du fret ferroviaire. C’est lui qui massifie le plus le transport de marchandises tout en profitant de la souplesse de la route pour les premiers et les derniers kilomètres.Le transport combiné représente environ un quart du transport ferroviaire de marchandises et offre un potentiel de croissance certain. Le récent rapport de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale sur le développement du fret ferroviaire propose d’ailleurs de travailler à la réduction de la distance de pertinence minimale du transport combiné afin de développer ce mode de transport au niveau régional. Cette piste de réflexion est-elle actuellement à l’étude au sein du gouvernement ? Comment pensez-vous soutenir le développement de cette solution d’avenir qui favorise la décarbonation des mobilités ?

Les discussions font apparaître un constat clair : le secteur des transports est l’un des plus polluants. L’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050 nous impose une politique ambitieuse pour accélérer la transformation de toute la chaîne logistique des mobilités. De nombreuses initiatives, portant sur différentes mobilités, doivent être saluées. Avec cette question, je souhaite prendre le relais des travaux de mes collègues du groupe EPR, notamment Jean-Marie Fiévet, relatifs aux mégacamions. Je précise que les camions en question ne verront le jour que s’ils sont électriques et qu’ils auront vocation à participer activement à un changement global d’approche s’agissant du transport de marchandises.Vous connaissez l’importance d’étudier toutes les solutions pouvant encourager la décarbonation de nos mobilités. Ne pensez-vous donc pas nécessaire de conduire des études scientifiques sur l’impact que pourraient avoir les mégacamions en France du point de vue de leur efficacité dans la perspective du dernier kilomètre comme de leur force de décarbonation dans l’ensemble du territoire ?

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).