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Discours du 9 juin 2026

Claire Lejeune · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°265

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À force, il va falloir changer le titre de ce texte : cela fait un moment que plus personne, dans cet hémicycle ou dans le pays, n’approuve vos budgets. Aujourd’hui encore, nous allons rejeter ce texte d’approbation des comptes, comme nous l’avons fait en commission, comme la représentation nationale l’a fait l’année dernière et l’année précédente – tout comme le peuple qui, à chaque élection, vous inflige un nouveau camouflet. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Jean-Claude Raux applaudit également.)Seule consolation : ce comique de répétition va prendre fin car, en 2027, la page du macronisme sera enfin tournée. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)Nous savons que vous gouvernez depuis un moment dans un monde parallèle où le suffrage populaire et l’avis du Parlement sont des détails superfétatoires – un monde où seule compte la dette de l’État, prise isolément de la dette écologique, laquelle pèse pourtant bien sur toute la population ainsi que sur les générations à venir ; un monde où les coupes de milliards d’euros sont de simples ajustements comptables destinés à tenir une trajectoire.Votre trajectoire, pourtant, la voilà : vous courez droit dans le mur en regardant vos pieds. Nous avons eu droit aux trois saisons du macronisme budgétaire : les coupes dans le budget initial, les gels et les surgels par décret, les coupes de 4 milliards, encore, dans le projet de loi de finances de fin de gestion – ajoutez à cela l’annonce, pour cette année, de 6 milliards en nouvelles coupes par décret.Vous décidez de ces coupes à l’aveugle, sans aucune considération pour leurs effets sur les services publics, sur le quotidien des Français et sur l’activité économique. Cette semaine, plus que toute autre, vous devriez pourtant en mesurer la gravité : un manque de moyens pour nos soignants, pour nos procureurs, pour nos enseignants. Des millions de vies sont affectées. Alors que nous vivons une bascule mondiale, nous ne sommes pas prêts à faire face – à cause de vous – ni aux chocs géopolitiques, ni au dérèglement climatique, ni aux bouleversements technologiques.Bientôt, ces trois saisons de coupes seront derrière nous. Place au printemps du peuple, avec Jean-Luc Mélenchon ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

N’importe quoi !

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).