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Discours du 2 décembre 2025

Damien Maudet · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°75

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Pourquoi avons-nous été élus ? Nous avons été élus pour stopper la folie macroniste qui affaiblit l’État et la sécurité sociale. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Nous avons aussi été élus pour éviter l’autre folie : celle qui veut nous faire croire que l’étranger serait coupable de tous les maux dont souffre la sécurité sociale. Les uns comme les autres, les macronistes comme ceux qui veulent stigmatiser les étrangers, ont le même objectif : protéger une poignée de privilégiés, que l’on gave et à cause desquels nous n’avons pas les moyens de soigner tout le monde. (Mêmes mouvements.)Aujourd’hui, vous nous parlez de compromis. Nous n’y sommes pas forcément opposés. Le problème, c’est que le seul compromis que vous nous proposiez consiste à choisir qui, des malades, des jeunes, des retraités, des travailleurs ou des personnes modestes, devra se serrer la ceinture et payer pour protéger ceux que vous soutenez depuis des années. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)Vous voulez que nous choisissions qui, de Catherine, qui souffre d’une affection longue durée, Laetitia, aide-soignante en Ehpad, ou Mohamed, apprenti, devra se serrer la ceinture pour que vous puissiez continuer d’offrir des cadeaux et des exonérations de cotisations sociales aux plus grandes entreprises. (Mêmes mouvements.)On ne peut pas parler de compromis lorsqu’on propose, comme vous, de réduire de 6 milliards d’euros les ressources d’un système de santé déjà à l’agonie. On ne peut pas parler de compromis lorsqu’on demande, comme vous, à Lilia, qui cumule deux emplois à Boisseuil, de choisir entre se chauffer et manger.On ne peut pas non plus parler de compromis quand Mathieu, à Ambazac, a peur de sortir sa voiture car, si celle-ci tombe en panne, il se retrouvera en difficulté financière, ou quand Nevine qui a, elle aussi, deux emplois, ne peut se nourrir qu’une fois par jour et se verra imposer une taxe sur ses frais de santé. (Mêmes mouvements.)Non, on ne peut parler de compromis mais d’une véritable dégradation des conditions d’existence de nos compatriotes. Ce texte doit donc être renvoyé là d’où il vient. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Emmanuel Fernandes se lève pour applaudir.)

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).