Discours du 26 juin 2026
Danielle Simonnet · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°288
Vous ne retirerez pas vos amendements pour autant !
Quelles que soient les réponses qu’on vous donnera, vous voterez contre le texte à la fin, de toute façon !
Mettez-vous dans la peau d’une personne qui souffre d’une maladie grave et incurable, qui remplit tous les critères et demande l’aide à mourir. Ajoutons que cette personne sait que son état se dégradera bientôt, au point d’altérer son discernement ou sa conscience. Elle est libre de fixer la date de l’acte. Dans ce cas précis, si elle anticipe qu’elle ne pourra plus réitérer sa demande – et donc qu’elle ne pourra plus satisfaire l’ensemble des critères –, elle pourrait se sentir contrainte d’avancer la date et de recourir à l’aide à mourir plus tôt que ce qu’elle aurait souhaité. Nous souhaitons donc permettre la mise en œuvre de directives anticipées, si la demande d’aide à mourir a été acceptée et que le médecin peut attester qu’elle a été faite en pleine conscience.
C’est avant tout une demande de la société !
Quel rapport ? Aucun !
Exactement !
Nous parlons de souffrances « réfractaires à tout traitement » !
Et si le patient ne veut pas de ce médecin-là ?
Exactement !
Elles ne sont pas condamnées à souffrir !
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).