Discours du 6 mai 2026
Delphine Lingemann · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°222
Permettez-moi d’abord de rendre hommage à Pierre Pascallon, député du Puy-de-Dôme, qui est décédé hier. J’ai eu la chance de travailler à ses côtés ici même, dans son équipe parlementaire. Membre engagé de la commission de la défense nationale et des forces armées, Pierre Pascallon défendait avec conviction une certaine vision des questions militaires, puisqu’il a été le premier parlementaire à s’intéresser aux drones. Après la fermeture de l’École nationale technique des sous-officiers d’active (Entsoa), il a permis au 28e régiment de transmissions de s’installer à Issoire, ville dont il a été le maire pendant plus de vingt ans.L’amendement no 722 vise à renforcer la formation des étudiants en médecine aux situations de crise et de conflit armé. En cas de conflit majeur, la France aura besoin de soignants capables d’agir vite et bien dans des conditions extrêmes. Certains étudiants ont déjà vécu cette réalité : en mars 2026, dans le cadre de l’exercice Orion, une trentaine d’étudiants en médecine, pharmacie et odontologie de l’université de Lorraine ont passé une journée à l’établissement de ravitaillement sanitaire des armées (Ersa) de Marolles. L’assemblage de trousses de combat, la pose de garrots et de pansements compressifs, l’extraction d’un blessé sous pression sont autant de gestes concrets qui ne s’apprennent pas dans un amphithéâtre. La France gagnerait à imiter des pays comme la Belgique, qui a récemment intégré la médecine de guerre dans la formation de ses étudiants en médecine.
Si j’ai bien compris, madame la ministre, il s’agit d’une généralisation de la formation à l’ensemble des étudiants, et non d’une simple option ?
Dans ce cas, je retire l’amendement.
Il tend à permettre aux parlementaires de s’engager dans la réserve opérationnelle, ce qui est aujourd’hui impossible. L’article L.O. 142 du code électoral interdit aux parlementaires d’exercer des fonctions publiques non électives, ce qui, d’après l’interprétation de la jurisprudence administrative, inclut la réserve opérationnelle. Pourtant, je pense que nous pourrions tous, à notre niveau, apporter une expérience utile en servant ponctuellement dans cette réserve. Je suis consciente que cette évolution suppose de modifier le code électoral, donc de passer par une loi organique. Nous ne pouvons pas le faire par le présent projet de loi actualisant la programmation militaire, mais cet amendement y inscrirait un appel explicite à lever cette incompatibilité.
Ça n’a rien à voir avec l’amendement ! Il faut arrêter, c’est lassant !
Après avoir entendu les différentes interventions, je retire l’amendement. Je déplore tout de même l’attitude des députés LFI (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP), dont les remarques, depuis le début de l’examen de ce projet de loi actualisant la programmation militaire, ne font qu’allonger inutilement la durée des débats.
Contrairement à vous, j’ai l’intelligence d’écouter les autres !
Il a pour objectif de sécuriser les filières d’approvisionnement en matériaux critiques et stratégiques, indispensables à l’industrie de défense. Dans toutes les armées, beaucoup d’équipements dépendent de ces matériaux, dont l’aluminium à forte valeur ajoutée. La France dispose de capacités industrielles sur son territoire, mais l’accroissement de la dépendance à des approvisionnements extérieurs fait peser un risque sur son effort de réarmement.C’est pourquoi je propose que la LPM soutienne le développement, la modernisation et la relocalisation de ces filières, ainsi que la sécurisation des chaînes d’approvisionnement et le développement des technologies de recyclage et de substitution. Ce sont des conditions essentielles pour que prévale la logique d’économie de guerre dans laquelle s’inscrit le texte. Cet amendement ne concerne pas seulement les grands groupes industriels, mais aussi tout un tissu de PME sous-traitantes.
Là, c’est vous qui l’êtes !
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).