Discours du 27 février 2026
Denis Masséglia · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°174
C’est elle, la fraude !
Laïcité !
Nous, nous ne sommes pas là pour faire de l’obstruction !
Si je dois reconnaître une compétence à La France insoumise, c’est l’obstruction ! (Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.)
Si cette discipline avait été au programme des Jeux olympiques – ils se sont achevés il y a peu –, vous auriez reçu la médaille d’or !Vous n’avez de cesse de demander ce que fait le gouvernement pour lutter contre les fuites de données. La réponse est très simple : une commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité a été constituée. (Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) Ce texte a été approuvé en commission au mois de septembre et si vous n’aviez pas, tout au long des mois qui viennent de s’écouler, empêché le débat, peut-être des créneaux auraient-ils été ouverts pour l’examiner en séance ! (M. Gabriel Attal applaudit.) Si cet examen était mis à l’ordre du jour, cela nous permettrait de transposer la directive sur la résilience des entités critiques (REC), le règlement sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier (Dora) et la directive NIS 2, et de voter des mesures que les administrations pourraient appliquer. Mais on passe tellement de temps dans l’hémicycle à examiner des motions de censure ou de rejet et à faire des histoires qu’on n’avance pas sur les sujets importants. Alors avançons et votons, je l’espère, rapidement ce projet de loi « résilience » ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe EPR.)
Je rappelle à notre collègue Boyard d’extrême gauche que le PLFSS – projet de loi de financement de la sécurité sociale – enregistre 24 milliards d’euros de déficit ; j’insiste sur ce chiffre. La fraude fiscale représente 14 milliards – j’insiste également ! Si on était capables de récupérer ces 14 milliards d’euros…
Je les connais très bien : 52 % de la fraude est le fait d’entreprises, 12 % de professionnels de santé et 36 % de particuliers.
La grande différence entre vous et nous, c’est que vous n’avez rien à faire du déficit et du fait que certaines personnes fraudent. Nous, nous pensons qu’en recouvrant l’argent de la fraude, nous pourrons contribuer à rétablir l’équilibre de notre modèle social. Nous voulons le défendre ; vous voulez l’enterrer.
On n’est pas comme ça, nous !
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).