Aller au contenu
vie-politique.fr

Discours du 13 mai 2026

Édouard Geffray · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°232

Précisons de quoi il est question. Certainement pas de prévoir des cours d’e-sport à l’école, ni des cours de gaming : il ne va pas y avoir de cours de jeux vidéo, ce n’est absolument pas l’objet. Nous parlons de vingt à trente jeunes en France qui sont compétiteurs de niveau international en matière d’e-sport et pour lesquels aucun encadrement précis, efficace et porteur n’existe.Ces jeunes compétiteurs ont évidemment une pratique régulière du e-sport – sur le temps extrascolaire, bien sûr : ils ne l’apprennent pas à l’école !Cela requiert de prêter une attention particulière à deux éléments. Le premier est lié à l’effet des écrans que vous souligniez : ils doivent être encadrés par des professionnels de l’entraînement au e-sport, sur des temps extrascolaires. Ce cadre, qui permettra de les sécuriser et de s’assurer de leur bien-être physique et psychique, sera assuré par le ministère des sports.Le second élément est le suivant : comme tout compétiteur international, du violoniste au skieur de fond, ces jeunes doivent pouvoir bénéficier d’aménagements de leur scolarité et de leur temps scolaire. C’est ce qu’on appelle le parcours éducatif, d’où l’usage de cette expression dans les documents très provisoires qui ont été révélés. Ces aménagements autoriseront ces jeunes à participer à des compétitions internationales.Quant au reste, vous connaissez ma ligne, qui n’a pas changé depuis mon arrivée au ministère – j’ai toujours été constant sur ce sujet comme sur les autres. L’école n’a pas vocation à entretenir la surexposition aux écrans, sous quelque forme que ce soit. Il convient néanmoins de permettre à des compétiteurs internationaux de jouir d’une scolarité qui les protège et leur permette de poursuivre leurs études, tout en rendant possible leur participation aux compétitions.

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).