Discours du 28 avril 2026
Edwige Diaz · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°212
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Je m’exprime aujourd’hui au nom du groupe Rassemblement national sur un sujet viscéralement sensible, dramatique et même insupportable. Alors que 85 % des victimes de violences sexuelles sont des femmes, les services de police et de gendarmerie en ont dénombré 132 000 en 2025. Le nombre de plaintes déposées pour de telles violences a explosé de 120 % entre 2016 et 2023.Au-delà de l’état psychologique des victimes dans le cadre d’un processus judiciaire, il faut aussi – et surtout – poser la question plus générale de la situation de la femme en France. C’est là que le bât blesse. Certes, des troubles psychologiques peuvent survenir pendant un contentieux, mais je tiens à parler de ces femmes invisibilisées, considérées comme des sous-victimes.L’éléphant au milieu de la pièce, après les violences intrafamiliales et sexuelles, c’est l’immigration. Je le répète : l’immigration constitue une cause épouvantable de l’explosion des violences dans notre pays. Pour rappel, 63 % des agressions sexuelles dans les transports en commun d’Île-de-France sont le fait d’étrangers ; 77 % des viols élucidés dans les rues de Paris en 2023 sont le fait d’étrangers ; et en février 2025, Laurent Nuñez, alors préfet de police de Paris, reconnaissait que 40 % des responsables de violences sexuelles sont des étrangers, alors que ces derniers composent 15 % de la population parisienne, selon la Ville de Paris elle-même.La capitale n’est pas le seul endroit où la vie des femmes se dégrade. Dans mon département, la Gironde, les chiffres sont édifiants. En 2025, plus de 6 000 violences physiques intrafamiliales ont été dénombrées, soit un bond de 7 % en un an, ainsi que plus de 3 400 violences sexuelles. Dans ces deux catégories, les faits enregistrés ont augmenté de 10 % depuis 2016. Dans ce département qui compte près de 1,7 million d’habitants, et dont les sept dixièmes du territoire sont composés de communes rurales, on ne dénombre cependant que dix-sept points d’accueil de la police nationale. C’est là, me semble-t-il, que la question de la sécurité de la femme doit être posée.À chaque fois que je relaie la parole de ces femmes harcelées, violentées ou violées par des étrangers, j’entends les bien-pensants hurler, minimiser ou même nier. Il n’y a pourtant pas de sous-victimes. Ce n’est pas parce que l’on a été violée par un étranger que l’on n’a pas droit à de la considération ou de l’empathie.En 2024, j’ai eu l’honneur de défendre une proposition de loi qui avait pour but de faciliter l’expulsion des étrangers délinquants et criminels. J’ai tenu à cette occasion une série d’auditions, notamment pour donner la parole aux victimes. J’ai encore en mémoire le regard de Claire Geronimi, violée par un Africain sous OQTF – obligation de quitter le territoire français – en 2023, ou encore celui de Catherine Bargue, dont la fille a été poignardée à onze reprises, puis enterrée dans des sacs plastique, par un OQTF.Après avoir été meurtries, ces deux femmes ont été muselées. L’une d’entre elles a contacté la presse de gauche et n’a eu pour réponse qu’un long silence. L’autre a fréquenté une association qui ne rend pas un « hommage » aux victimes, mais un « femmage », preuve des dérives hallucinantes d’officines subventionnées qui se prétendent féministes mais se révèlent surtout être tenues par des wokistes adeptes de la déconstruction.Les socialistes ont demandé un débat sur les troubles dissociatifs, les phénomènes de décrédibilisation et les traumatismes qui surviennent pendant la procédure judiciaire ; mais en réalité, je vous le dis, c’est pour se donner bonne conscience. Ce débat et les constats dressés s’attachent aux conséquences des drames et évitent soigneusement leurs causes.Le vrai sujet, c’est la sécurité de la femme en France. Or ce sujet, seuls le Rassemblement national, Marine Le Pen et Jordan Bardella en parlent, avec constance, depuis des années. Ce qu’il faut considérer, c’est le réarmement moral et matériel de la police et de la gendarmerie, le renforcement des moyens alloués à la justice et l’accompagnement des maires, qui se retrouvent souvent démunis face aux cas, par exemple, de violences intrafamiliales.Il faut aussi réfléchir au faible nombre de condamnations définitives. Pourquoi, alors qu’il y a plus de 130 000 victimes, ne compte-t-on qu’environ 7 000 condamnations ? Sans condamnation, sans sanction, pas de dissuasion. Les femmes de France doivent savoir que la gauche parlementaire, généralement suivie par le bloc central, refuse en permanence les mesures avancées par le Rassemblement national pour prévenir les violences faites aux femmes : en premier lieu, la lutte contre l’immigration massive, qui est violentogène.
Quand nous accéderons aux responsabilités, nous expulserons les étrangers coupables de violences sexuelles, nous rétablirons les peines planchers pour les violeurs récidivistes et nous ouvrirons de nouvelles places d’hébergement d’urgence – par exemple avec les places que l’on récupérera en accueillant moins de migrants. Les femmes pourront enfin renouer avec la liberté et nos filles découvrir une paix qu’elles n’ont jamais connue dans la France actuelle.
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).