Discours du 25 juin 2026
Élisa Martin · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°285
Eh bé !
Ce défilé gouvernemental nous étonne, je dois l’avouer.
Nous souhaitons compléter cette demande de rapport. Il y va du respect de l’article 7 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, qui consacre le droit au respect de la vie privée.En outre, je me demande combien d’entre nous seraient là aujourd’hui si une suspicion généralisée avait autrefois pesé sur les mariages avec des personnes n’ayant pas la nationalité française. Combien serions-nous si votre racisme et votre xénophobie avaient eu cours hier – et encore, il y a eu Vichy ? Je rappelle qu’environ 25 % de nos grands-parents étaient étrangers.
Monsieur Ciotti, le président de la République n’a rien à imposer, n’a rien à conseiller et n’a qu’à se taire à l’égard des députés. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Non mais qu’est-ce que c’est que cette histoire ?
Et je ne vous parle même pas du fond. (Exclamations sur les bancs du groupe UDR.) Le fait que ce personnage soutienne…
Il s’agit de préciser l’impact de ce texte sur l’application de l’article 7 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Puisque, vraisemblablement, le président de la République nous écoute, je vais lui lire ce texte : « Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de ses communications. » Au vu de la surveillance généralisée qu’il est en train de mettre en place avec ses amis du gouvernement sur les communications, je l’invite à méditer sur le respect de la vie privée, qui induit le respect du caractère privé de nos communications.Je reviens à notre sujet. Le sous-amendement porte sur un point important, qui renvoie bien sûr au caractère raciste de cette proposition de loi, lequel n’a rien d’étonnant, ni de votre part, ni de celle du Président.Je parle du président de la République, bien sûr, et non de vous, monsieur le président de séance – je ne me permettrais pas ! (Mme Sophia Chikirou et M. Louis Boyard applaudissent.) Nous souhaitons mesurer l’impact qu’aurait le texte sur les personnes.Au-delà, je me pose la question suivante : quels seraient les critères d’un mariage simulé ou arrangé ? Comment pourraient-ils être déterminés ?
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).