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Discours du 26 juin 2026

Élise Leboucher · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°287

Nous avons abordé là une séquence d’amendements dont les exposés sommaires peuvent dérouter. Celui-ci m’étonne tout particulièrement car ce qui est très difficile, pour n’importe quel enfant et dans n’importe quelle situation, c’est la mort de son proche, de son parent. Que la personne décède après avoir été placée sous sédation profonde et continue ou après avoir sollicité l’aide à mourir, peu importe, c’est sa perte qui sera douloureuse. Or dans le cas précis du dispositif entourant l’aide à mourir, des mesures d’accompagnement sont prévues. L’enfant n’est pas laissé seul, il peut discuter avec d’autres de la mort, recevoir des témoignages qui l’aident à comprendre. Il ne faut pas avoir peur de parler de la mort. La mort fait partie de la vie, jusqu’au moment où elle arrive. Le dispositif de l’aide à mourir peut précisément permettre de partager ce moment, de l’anticiper, de dire au revoir, de pouvoir transmettre quelque chose. Surtout, en plus de l’accompagnement de droit commun, des mesures sont spécifiquement prévues dans ce texte pour accompagner les mineurs, qui doivent faire l’objet d’une vigilance accrue. Nous voterons contre l’amendement, bien évidemment.

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).