Discours du 27 avril 2026
Emma Rafowicz · Législation sur le viol fondée sur la notion de consentement dans l’Union européenne (débat)
Monsieur le Président, chers collègues, MeToo, #BalanceTonPorc... La parole se libère et, peu à peu, la honte change de camp. En 2024, nous avons adopté une directive majeure pour lutter contre les violences faites aux femmes. Mais en raison du positionnement malheureux de certains chefs d'État, comme Emmanuel Macron, une définition commune du viol au niveau européen manque toujours. Ils ont depuis changé d'avis, c'est heureux, mais il va falloir agir. Aujourd'hui, les femmes ne sont pas entendues. Leur non n'est pas entendu. Il faut le rappeler: oui, c'est oui; non, c'est non; et qui ne dit mot ne consent pas.
Nous connaissons toutes leurs noms, les noms de ces femmes, nos amies, nos sœurs, nos mères, nos grand-mères qui ont parlé ou se sont tues, le nom de celles qui ne croient plus en la justice parce qu'elles connaissent les chiffres ou les imaginent. 10 % des victimes portent plainte, 87 % des plaintes sont classées sans suite. Nous connaissons leurs histoires. Définir le viol par l'absence de consentement, ce n'est pas moraliser le désir, comme nous l'avons entendu à l'extrême droite, c'est agir pour les femmes. Sans consentement, ce n'est ni ambigu, ni discutable; c'est un viol.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.