Discours du 4 février 2025
Emmanuel Taché · Session ordinaire 2024-2025 · séance n°91
Je serai bref car de nombreux collègues ont déjà rappelé le consensus que la proposition de loi a suscité, que ce soit en commission des affaires sociales, au cours des réunions des deux commissions mixtes paritaires ou en séance à l’Assemblée et au Sénat.Nous examinons un texte portant sur un enjeu sanitaire et environnemental majeur : l’interdiction des cigarettes électroniques jetables, appelées puffs. Si, comme je le présume, il est adopté, la France deviendra le second État européen, après la Belgique, à interdire la commercialisation de ces dispositifs sur son territoire.Cette mesure est indispensable car 15 % des adolescents de 13 à 16 ans ont déjà testé les puffs, qui offrent leur premier contact avec la nicotine à près de la moitié de leurs jeunes utilisateurs. Le danger est donc réel. Une seule puff peut contenir autant de nicotine que plusieurs paquets de cigarettes. Cela accroît le risque d’addiction, un phénomène dont nous connaissons les dangers.Le groupe Rassemblement national votera en faveur de la proposition de loi, qui s’inscrit dans une volonté de protéger la jeunesse et de lutter contre une production irresponsable de déchets particulièrement polluants. Nous regrettons toutefois que l’Union européenne – ainsi que cela a été souligné – ait pu constituer un frein à l’amplitude de la mesure de santé publique que représente l’interdiction des puffs. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).